Comment organiser une Brocante – Vide-grenier

annonce brocante vide-grenier

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Quand arrivent les beaux jours, les vides-greniers et les brocantes s’enchaînent de week-end en week-end. Un rendez-vous prisé qui attire tout le monde. Un moment de détente, de promenade et d’achat. Une brocante n’est pas un vide-grenier. Elle est réservée à des professionnels antiquaires et les objets vendus ont fait l’objet d’une évaluation. On y trouve des tableaux, des vieux livres, des sculptures… A l’inverse, un vide-grenier est ouvert à tous. Il permet de se séparer d’objets dont on n’a plus l’usage et de chiner pour trouver une commode, un service à café, une casserole en cuivre, des bibelots, des vêtements, des jouets…

Quelles précautions prendre ? Quel est le bon moment pour acheter ? Qui a droit de participer ? Nos conseils pour réussir votre brocante ou vide-grenier, acheteur comme vendeur.

Pour qu’une une brocante, un vide-grenier, des puces… soient un succès, pensez à vous équiper de bonnes chaussures. Oubliez les tongs et escarpins, préférez les baskets. Ensuite, prévoyez des sacs en quantité suffisante, voire un petit diable pour les achats volumineux et garez vous le plus près possible. Enfin et surtout, réfléchissez à votre budget et les modalités pour régler vos achats. Le paiement se fait dans la quasi-totalité des cas en espèces. Vous n’aurez pas guère d’autres alternatives. Même le chèque a peu de chance d’être accepté : rien ne garantit le vendeur qu’il n’est pas en bois. Quand aux cartes bancaires, aucun ne dispose d’un terminal. Aussi, veillez à disposer de pièces de 1 et 2 euros, billets de 5, 10, 20, 50 euros… selon ce que vous avez prévu d’acheter et pour pouvoir marchander.

 

Des étiquettes de prix peuvent être posées sur les objets. Cela permet en un coup d’œil d’apprécier l’objet au regard de sa valeur. Mais le plus souvent, il n’y en a pas et il faut demander au vendeur. Ce montant varie dans la journée selon plusieurs paramètres. D’abord si le vendeur vend bien. Ensuite, si l’objet en question a déjà intéressé quelqu’un ou pas. Ensuite, selon la perception qu’il a de votre budget. Ce ne sont que des critères subjectifs. Ce qui veut dire que le prix est négociable. Pour les montants inférieurs à 2 euros, le marchandage ne s’impose pas. En revanche dès 10 euros, il peut être intéressant de jouer sur le prix, et encore plus si vous avez acheté d’autres objets sur le stand et que vous prenez les affaires immédiatement. De la sorte, le vendeur peut mettre en avant d’autres objets qu’il n’avait pas encore sorti de ses cartons.

 

Si vous avez en tête un objet précis, il faut être matinal et commencer à tourner autour des stands dès l’aube pour mettre toutes les chances de votre côté. Vous y rencontrez des antiquaires qui ont pour habitude de passer avant l’ouverture officielle du vide-grenier. Si vous n’avez pas d’objet en vu, vous avez tout intérêt à choisir les heures creuses comme le tout début d’après-midi. Là, le vendeur est plus disponible pour négocier. Si vous arrivez en fin de matinée, il voudra vendre au prix fort sans négocier. Soyez aussi attentif à la météo. En passant, juste avant ou après une averse, la peur de ne pas voir d’autre chaland peut pousser le vendeur à accepter un plus fort rabais. Enfin, en passant à la toute fin de la brocante, vous pouvez obtenir des prix bradés. Le vendeur préférant vendre que de ramener sa marchandise chez lui.

 

Sur les brocantes, vous trouverez beaucoup d’objets de décoration et d’art. Sur les vide-greniers et les puces, vous pouvez acheter à peu près tout, y compris des vêtements. C’est d’ailleurs un phénomène grandissant. Il n’est pas rare de voir sur tous les stands des fripes mises en vente. C’est l’occasion de trouver un vêtement qui a peu servi. Mais faute de cabine d’essayage, il faut être sûr de votre taille.

Pour les objets, notamment les appareils électriques, il faut exiger de le voir fonctionner avant de conclure la vente. Ainsi, vous pouvez attester de son bon fonctionnement et de ses éventuels défauts. Cela vous permettra soit d’accepter le prix proposé soit de le faire diminuer.

Tous ces biens doivent avoir déjà servi. S’ils sont neufs, le vendeur n’est pas un particulier mais un professionnel. Cela fait toute la différence.

L’achat sur un vide-grenier ou une brocante répond aux mêmes règles que la vente d’un bien chez un commerçant. Tout ce qui est vendu doit conforme aux normes et sans vice caché. Autrement dit, tout doit être licite et ne pas mettre en danger la vie d’une personne.
En cas de vice caché, le vendeur engage sa responsabilité. D’où l’importance de bien contrôler l’objet avant la conclusion de la vente. Cela oblige le vendeur à être transparent et préciser les défauts. Comme il s’agit d’un vide-grenier ou d’une brocante, personne ne s’attend à acheter un objet neuf, cela n’est pas un handicap. Pour être totalement rassuré sur les achats d’un montant assez élevé, il est utile de prendre les coordonnées du vendeur. En cas de problème, si vous n’avez pas pu revenir voir le vendeur pendant la journée, vous avez ainsi le moyen de le recontacter et de trouver une solution.

 

Toutes les brocantes et les vide-greniers ne se valent pas. En fonction de ce que vous recherchez, il peut-être judicieux de savoir s’il y a une thématique : vêtements, jouets, décoration… Pour s’informer, il ne faut pas hésiter à contacter les organisateurs. Ils pourront, s’il y a eu une précédente édition, vous donner une tendance. D’autres peuvent avoir questionné les personnes qui ont loué un emplacement. Pour trouver toutes les coordonnées des brocantes, des vide-greniers et des puces, vous pouvez consulter vide-grenier.org, brocabrac.fr, genier-vide.fr

Vous pouvez également vous fier à la notoriété des manifestations. Il n’est pas rare d’avoir un article dans la presse locale qui permet de se donner une idée sur ce qui s’y vend ou qu’il y ait un site Internet avec une galerie photos.

Si vous aimez tenir un stand sur un vide-grenier, attention à ne pas trop en faire. Depuis 2009, la loi limite en principe les particuliers qui ne sont pas enregistrés sur le registre du commerce à deux manifestations de ce type par an. Dans les faits, même si l’organisateur peut vous demander de signer une attestation sur l’honneur, il n’y a pas encore de contrôle strict de cette règle. Une autre règle prévoit que la vente sur le stand ne concerne que des objets personnels et usagés. En respectant ces deux règles, les revenus perçus des ventes ne sont pas à déclarer. Mais cela change dès que vous outrepassez ces dispositions. La vente d’objets neufs ou fabriqués par vos soins et la récurrence des participations à une brocante ou un vide-grenier devient alors une activité commerciale.

 

Un commerçant professionnel peut être admis à une brocante ou à une foire aux puces… Pour un vide-grenier, la loi l’en exclut en principe. Etre professionnel cela implique d’être inscrit au registre du commerce de son département, d’avoir une carte professionnelle de commerçant ambulant et de déclarer ses revenus sous le régime micro-entreprise ou BIC. Le statut de professionnel permet de vendre des objets neufs ou fabriqués de manière artisanale. Il donne aussi la possibilité de participer à autant de manifestations que le vendeur puisse faire. Il n’y a pas de limitation contrairement à un particulier. Cela oblige aussi à pouvoir justifier l’origine des produits. Le but étant de traquer la vente d’objets dits « tombés du camion ».

 

Les conditions de réservation évoluent d’un organisateur à un autre. S’il s’agit d’une vraie brocante, vous devrez prouver que vous êtes brocanteur. Ensuite, vous devez payer un prix d’emplacement. Selon les lieux et la notoriété de la manifestation, comptez sur un budget de 3 à 20 euros pour un vide-grenier ou des puces. Ce prix peut être par emplacement ou au m². Prenez soin de vous renseigner. Si c’est au m², il faut vous assurer que vous aurez assez d’espace. Si c’est à l’emplacement, demandez sa surface, histoire de savoir comment organiser votre espace de vente. Enfin, le choix de l’emplacement est rarement libre. Si c’est le cas, le premier arrivé est le mieux servi. Si ce n’est pas le cas, l’emplacement est attribué par ordre d’inscription ou par tirage au sort. Il peut être aussi conditionné au prix que vous payez et au nombre de m² réservés.

 

Cette précaution est rarement prise en compte par un participant à une brocante. Pourtant, il paraît important de se renseigner auprès de l’organisateur et de votre assurance pour savoir ce qui est couvert ou non. Différents aspects sont à prendre en compte. Le premier est que quelqu’un, ou vous-même, se blesse sur votre stand ou pendant que vous montez votre stand. En principe, la responsabilité civile va fonctionner. Le second est qu’un objet soit cassé sur votre stand : soit c’est de votre fait, soit celui de la personne qui le manipulait. Dans ce dernier cas, reste aussi à savoir si vous avez identifié ou non la personne. Si vous n’avez rien vu ou si c’est vous qui êtes à l’origine du dégât, le fait d’avoir une assurance peut vous permettre de retrouver une partie de la valeur du bien sous condition des contraintes attachées à la garantie. Le troisième est le vol. Là, la possibilité d’obtenir une indemnisation est moins évidente.

 

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