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Comment organiser un LOTO ?

pions de loto
Vous vous souvenez des grilles de loto multicolores de votre enfance et de votre excitation à la remplir avant les autres…..Et bien, soigneusement organisée, une soirée de loto traditionnel est l’occasion de bien s’amuser, de faire connaître votre association…. et de financer ponctuellement vos activités. Passons sur la course aux autorisations et aux déclarations avant la date fatidique. La routine ! Commençons par l’organisation matérielle.
Pas si facile… mais ça peut rapporter gros !

Une salle et un mobilier adaptés
Il est toujours malvenu de refuser du monde. N’hésitez pas à recourir à la commission de sécurité pour connaître le nombre maximal de personnes que la salle peut accueillir et pour vous assurer de sa conformité. Ne vous contentez pas de l’avis du propriétaire !
Elle doit être facilement accessible (stationnement, accès handicapés), chauffée et disposer de sanitaire salubres en nombre suffisant ( les toilettes vont voir défiler la quasi-totalité du public…N’oubliez pas de les alimenter en papier. C’est tout bête, mais indispensable !). Prévoyez un podium et une petite sono pour que tout le monde puisse voir et entendre l’animateur. Les tables doivent être assez grandes pour que les joueurs puissent étaler leurs grilles s’ils en achètent plusieurs, et parfaitement stables, sinon les pions vont se balader sans cesse, rendant le jeu impossible. N’oubliez pas la buvette qui nécessite une organisions spécifique. Pensez à une salle municipale : le prix est très faible….Munissez-vous d’un fonds de monnaie assez important.
Un nombre suffisant d’animateurs
Prévoyez au moins 5 personnes bénévoles : 1 Monsieur Loyal, capable de fermeté, qui dirigera la soirée ; 1 à la buvette ( sandwichs, boissons) ; 1 à la caisse (vente des grilles) ; 2 à la vérification des grilles et aux détails matériels ( stylo, change, boisson, etc.). Le cas échéant, une ou deux personnes s’occuperont des enfants dans une salle annexe. En effet, ces soirées durent environ 4 heures et le calme doit y régner !
Le choix des lots et des grilles
Pour les lots, Nous sommes à votre disposition, consulter notre catalogue dans nos pages individuelles et pages loto.
Faites vos comptes
Une personne, dans ce genre de soirée, dépense en moyenne 30 euros (grilles et boissons). Les recettes atteignent vite 3000 euros. Pour un coup d’essai, achetez entre 450  et 750 euros de lots. Ajoutez les frais de photocopies, droits et taxes, location de la salle, achats de boissons, etc…, et vous pouvez espérer environ 750 euros de bénéfice.
Les démarches
Mairie : autorisation de la manifestation, avis favorable de la commission de sécurité pour un local ouvert au public
Gendarmerie ou au commissariat : déclaration de manifestation
SACEM : déclaration de la manifestation 3 semaines avant, état des recettes et programme musical dans les 10 jours.
Assurances : déclaration de la manifestation
Impôts : relevé détaillé des dépenses et recettes dans les 30 jours
Préfecture : autorisation si le loto est ouvert au grand public.
Réglement du Loto
ARTICLE 1
1 lot pour une ligne
1 lot pour 2 lignes
1 lot pour 3 lignes (le carton complet)
ARTICLE 2 
1 Seul gagnant par partie (Ex æquo possible)
IMPERATIVEMENT, le gagnant doit signaler dans la seconde qui suit la sortie du dernier numéro, QUI VIENT DE LE FAIRE GAGNER, la main levée et en criant très fort QUINE en direction du podium. IL APPARTIENT AU GAGNANT DE S’ASSURER QU’IL A BIEN ETE ENTENDU DU PODIUM, ET CE, AVANT LA SORTIE D’UN NOUVEAU NUMERO.
A DEFAUT, SON TOUR SERAIT PERDU.
ARTICLE 3 
Le dernier numéro tiré doit impérativement figurer sur la ou les lignes gagnantes, du ou des gagnants, sous peine de nullité.
ARTICLE 4 
En cas d’ex æquo, le gagnant est désigné par tirage au sort.
ARTICLE 5 
Le tirage au sort se fera par le meneur de jeu à l’aide d’un moyen approprié qui sera annoncé en début de partie. Après le tirage au sort, les ex æquo remporteront un lot de consolation.
ARTICLE 6 
Les cartons sont valables pour toute la soirée.
ARTICLE 7
L’achat des cartons pourra se faire pendant toute la soirée.
ARTICLE 8
Tous les litiges seront réglés par l’association organisatrice.
ARTICLE 9
Ne démarquez pas avant d’y avoir été invité par l’animateur, les réclamations éventuelles ne seront pas recevables.
ARTICLE 10 
Toutes cartes ne correspondant pas à la série dont l’identification sera précisée en début de jeu, seront considérées comme nulles.
ARTICLE 11
Toutes les cartes sont  » PROPRIETE  » des associations et devront rester sur les tables à la fin de la soirée, MERCI.
ARTICLE 12
Le fait de participer à cette soirée implique l’acceptation pure et simple de ce règlement.
Réglement du « Loto Plus »
ARTICLE 1 
Cochez 15 numéros de manière identique sur les deux grilles du Loto « plus ».
ARTICLE 2 
Le bulletin de contrôle doit être strictement identique au bulletin de jeu.
ARTICLE 3 
Pour valider votre jeu, détachez le bulletin de contrôle et allez le déposer au point de vente.
ARTICLE 4 
Toute carte raturée, surchargée, différente du bulletin de contrôle ou sans bulletin de contrôle déposé au point de vente avant le tirage du Loto « plus » sera déclarée nulle.
ARTICLE 5 
La partie sera jouée en fin ou milieu de soirée, il y aura tirage de numéros jusqu’à ce qu’il y ait un gagnant avec un carton plein.
ARTICLE 6 
Un seul joueur sera déclaré gagnant ( tirage au sort en cas d’ex-aequo).
Réglement du Bingo
ARTICLE 1
1 lot pour une ligne (ligne ou colonne ou diagonale)
1 gros lot pour la grille complète
ARTICLE 2 
1 Seul gagnant par partie (Ex æquo possible)
IMPERATIVEMENT, le gagnant doit signaler dans la seconde qui suit la sortie du dernier numéro, QUI VIENT DE LE FAIRE GAGNER, la main levée et en criant très fort QUINE en direction du podium. IL APPARTIENT AU GAGNANT DE S’ASSURER QU’IL A BIEN ETE ENTENDU DU PODIUM, ET CE, AVANT LA SORTIE D’UN NOUVEAU NUMERO.
A DEFAUT, SON TOUR SERAIT PERDU.
ARTICLE 3 
Le dernier numéro tiré doit impérativement figurer sur la ou les lignes gagnantes, du ou des gagnants, sous peine de nullité.
ARTICLE 4 
En cas d’ex æquo, le gagnant est désigné par tirage au sort.
ARTICLE 5
Le tirage au sort se fera par le meneur de jeu à l’aide d’un moyen approprié qui sera annoncé en début de partie. Après le tirage au sort, les ex æquo remporteront un lot de consolation.
ARTICLE 6 
Le tirage se fait avec 75 boules numérotées de 1 à 75, la case  » joker  » remplace n’importe quel numéro.
ARTICLE 7
L’achat des grilles pourra se faire pendant toute la soirée.
ARTICLE 8
Tous les litiges seront réglés par l’association organisatrice.
ARTICLE 9 
Ne démarquez pas avant d’y avoir été invité par l’animateur, les réclamations éventuelles ne seront pas recevables.
ARTICLE 10 
Toutes grilles ne correspondant pas à la série dont l’identification sera précisée en début de jeu, seront considérées comme nulles.
ARTICLE 11 
Toutes les grilles sont  » PROPRIETE  » des associations et devront rester sur les tables à la fin de la soirée, MERCI.
ARTICLE 12
Le fait de participer à cette soirée implique l’acceptation pure et simple de ce règlement.
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Pour financer vos projets, quelles manifestations choisir ?


Les 10 principales manifestations associatives
Quelles manifestations choisir ?

Le choix du type de manifestation est vaste. Trois facteurs vont le guider et chacun d’entre eux prendra une importance plus ou moins grande en fonction de votre objectif principal : notoriété, recettes financières ou consolidation en interne (membres et bénévoles) de l‘esprit qui anime votre association. Ces facteurs sont : le public visé, le montant des recettes souhaité et la disponibilité des membres et des bénévoles pour l’organisation de l’événement.

Le principe de ces manifestations est simple. Leur durée est courte et elles sont souvent peu coûteuses. Mais elles nécessitent une préparation sérieuse et des efforts indispensables à leur traduction en véritable événement.

Dans tous les cas, vous ne devrez pas négliger les précautions élémentaires à prendre en matière de préparation budgétaire (comparaison des dépenses prévues et des recettes espérées), de logistique, d’hygiène, de sécurité et de déclarations administratives.

Voici un éventail de manifestations possibles.

1.Les kermesses

Les kermesses sont des manifestations populaires et plutôt familiales, qui réunissent un large public de tous âges. C’est l’un des meilleurs moyens de se faire connaître du plus grand nombre, sans distinction de « cible ».
Elles sont particulièrement faciles à organiser dans de petites villes et dans les quartiers populaires, par exemple dans une cour d’école ou sur les terrains d’un club sportif. Il est possible d’en organiser en toutes saisons, même si cela reste généralement plus agréable et plus attrayant durant les beaux jours.
Conjuguées avec d’autres types de manifestations comme un loto, une buvette ou un repas, elles peuvent être très rémunératrices.
Le catalogue FILLON « Tout pour vos fêtes » est un bon outil pour organiser et alimenter chaque sand de la kermesse.
En revanche, la préparation d’une kermesse nécessite de nombreuses bonnes volontés et une bonne logistique.
C’est pour cela qu’il est tout-à-fait envisageable d’impliquer d’autres associations et de se répartir les tâches. Faire passer des messages au cours d’une kermesse est souvent un exercice délicat.

2.Les ventes de charité

Plus traditionnelles mais tout aussi rémunératrices, elles n’intéressent toutefois que très peu les publics jeunes. Elles nécessitent également la collaboration de personnes extérieures à l’association, qui apportent les objets proposés au public. Elles n’ont a priori que peu d’impact sur la notoriété de l’association.

3.Les vide-greniers

Destinés à tous les publics, y compris les professionnels, les vide-greniers ou brocantes rencontrent généralement beaucoup de succès. Ils permettent à l’association de se faire connaître en occupant l’espace public et à peu de frais. Ils ne nécessitent pas d’organisation lourde et assurent des gains qui sont souvent fonction … des caprices de la météo !

4.Les lotos

C’est une manifestation traditionnelle du milieu associatif. Un loto demande peu de démarches et mobilise un nombre restreint de bénévoles. De plus, un loto peut facilement s’insérer dans le cadre d’une autre manifestation : kermesse, repas, bal, etc. Les lotos génèrent des recettes non négligeables, mais sont en revanche peu porteurs de messages.

5.Les spectacles

Organiser un spectacle réussi n’est pas facile, même pour un public très ciblé. L’investissement peut être important et les gains sont souvent aléatoires. Cela nécessite généralement une longue préparation. Mieux vaut jouer sur l’originalité que sur le perfectionnisme : les risques de décevoir le public sont moindres …
Un spectacle réussi est en revanche assez porteur pour la notoriété de l’association.
Il est possible d’organiser un spectacle en toutes saisons, en extérieur ou en salle. Certaines dates sont particulièrement appropriées : fêtes de fin d’année, fête de la musique, fête des mères, clôture de l’année scolaire, etc.
Veillez à l’impact des nuisances sonores et des attroupements : quelle que soit la qualité du spectacle, il n’est pas question de troubler l’ordre public…

6.Les manifestations sportives

Toutes disciplines confondues, le sport attire toujours un public nombreux et enthousiaste. Les frais occasionnés par l’organisation d’une manifestation sportive sont assez faibles (il suffit d’obtenir la collaboration de la municipalité pour obtenir une salle, un stade, ou être autorisé à occuper certaines rues ou routes). Mais cela demande, pour des raisons de sécurité, un gros travail d’organisation et d’encadrement. Il est possible de solliciter la contribution financière des participants ou des spectateurs, ou de rechercher des parrains, pour qui le sport est souvent un excellent support publicitaire.

7.Les repas et les buvettes

Repas des adhérents, banquet et buvette du quartier, pique-nique du printemps et barbecue du président … Ces manifestations très conviviales demandent beaucoup de préparation mais sont parmi les plus rémunératrices pour les caisses de l’association. Il faut veiller toutefois à remplir toutes les exigences en matière d’hygiène et de sécurité.

8.Les voyages

Les voyages se préparent longtemps à l’avance et concernent le plus souvent un nombre limité de personnes. Le plus simple est de faire appel à une agence spécialisée, mais tout organiser soi-même est nettement moins coûteux. Dans ce dernier cas, il faut veiller à ne rien oublier pour faire du voyage un souvenir mémorable : conditions de transport confortables, repas, hébergement, étapes et horaires sans accrocs, assurances et respect de la très stricte réglementation sur le tourisme.

9.Les journées « portes ouvertes »

Ces journées constituent un moyen très efficace de faire connaître l’association au grand public et de faire preuve de transparence dans les activités. Mais elles nécessitent une préparation méticuleuse et la mobilisation de nombreuses personnes.

10.Les conférences et colloques

Animés par des personnalités scientifiques, politiques ou artistiques, les conférences et les colloques permettent de faire passer des messages forts de manière percutante. Ils sont un puissant vecteur de notoriété de l’association, mais nécessitent une préparation assez lourde.

Résumé de l’impact des différentes manifestations en termes de notoriété, de gains financiers et de besoins en organisation.

Type de manifestation    Notoriété    Gains         Besoins en organisation

Kermesses                         **                  **                 ***
Ventes de charité                *                   ***               **
Vide-greniers                      **                  **                 *
Lotos                                   *                   ***               *
Spectacles                         ***                *                   ***
Manifestations sportives    ***                *                   ***
Repas et buvettes              *                   ***                ***
Voyages                             *                   **                  ***
Journées «portes ouvertes» ***             *                   ***
Conférences et colloques    ***              *                   **

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Les lotos associatifs doivent aligner leur chiffres

Boules de lotoSauf exception, la multiplication des lotos ne peut se faire que dans un cercle restreint.
Rappel de quelques règles pour les associations et les joueurs.

Trois lignes, neuf colonnes, des cartons avec quinze nombres pris entre 1 et 90 : sur des dizaines de tables d’une salle des fêtes, les amateurs de hasard et d’ambiance ludique espèrent convertir leurs cartons. Et la chasse à la « quine » (ligne de 5) est partie pour un après-midi ou une soirée !
Il faut cependant respecter un certain nombre de règles. Pour avoir jonglé avec la loi de 2004*, l’addition a été lourde pour certains animateurs et organisateurs de loto qui se sont vus pénalisés pour un trop grand nombre de soirées loto par an. La loi a été aménagée en 2010**.

Limiter les récupérations commerciales.
La notion de « cercle restreint » a limité l’importance des lotos et leurs animations (récoltes de fonds pour activités associatives ou humanitaires). La valeur marchande des lots n’est plus plafonnée à 375 €, les gains peuvent être des bons d’achat non remboursables, les présidents d’association sont responsables pénalement en cas de non-respect de la législation.
Le législateur a voulu protéger le tissu associatif en ciblant « l’animation sociale » et réduire « les discriminations entre grandes et petites associations« . Il considère la notion de cercle restreint comme « un regroupement de personnes ayant des activités ou affinités avec pour finalité de procurer aux organisateurs (associations), une source de financement permettant la pérennité du tissu associatif« .
Forts de ce cadre, les joueurs du week-end peuvent choisir les cartons où poser leurs jetons.

*La loi du 21 mai 1836 sur les loteries a été modifiée par la loi n°204 de mars 2004, qui n’autorise « les lotos que lorsqu’ils sont organisés dans un cercle restreint et uniquement dans un but social, culturel, scientifique, éducatif, sportif ou d’animation sociale, et se caractérisent par des mises inférieures à 20 € ».
** En application de la loi du 12 mai 2010, il doit être fait mention dans la sallen ‘pour toute communication commerciale en faveur d’un opérateur de jeux d’argent et de hasard » que « jouer comporte des risques ; endettement, dépendance, etc. appelez le 09.74.75.13.13 ».

Les recettes tirées des lotos sont exonérées de tout impôt et taxes au titre de 6 manifestations exceptionnelles par an, en informant le service des impôts, au plus tard la veille et en lui envoyant recettes et dépenses dans les 30 jours suivant la manifestation.

Conseil : le site www.loi1901.com aide les associations à financer leur fonctionnement et à rester dans le cadre légal.

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Extrait du livre d’Edmond FILLON 2/2

En 1950, Edmond FILLON, fils de Théophane et Marie FILLON (fondateurs de la société en 1901), a écrit un livre « LA TECHNIQUE DES FETES DE PLEIN AIR » à l’attention des organisateurs de fêtes de l’époque.
Même si l’époque n’est plus la même, si le public et les mentalités sont différents, si l’on y parle en Francs, … cet ouvrage présente quelques ‘fondamentaux’ encore d’actualité aujourd’hui et surtout une multitude d’idées d’animation.

Voici la deuxième partie qui comprend le châpitre :
3. Partie commerciale de la fête

Livre Edmond Fillon

« III. – PARTIE COMMERCIALE DE LA FETE 

1° APPROVISIONNEMENT 

a) Dons : On pourra solliciter et accepter tous les dons de toute natures : ouvrages confectionnés, produits de la ferme, etc… 

b) Achats à prévoir : Le succès des stands, comptoirs, loteries, sera assuré si on a présenté au public que des articles sélectionnés et éprouvés par l’expérience ; Si l’on persiste à ne se contenter que de dons, on ne récolte trop souvent que des choses insignifiantes, démodées et défraîchies qui ne retiennent pas l’attention du public. Les articles spéciaux à succès pour les loteries, les tombolas et les stands de vente peuvent être fournis « à condition » et au prix de gros. Ils satisferont à la fois les acheteurs et les organisateurs. L’importance des achats à prévoir sera fonction du nombre des entrées espérées. Voici une liste type d’achats indispensables à l’organisation d’une kermesse : 

–                     Billets de souscription.

–                     Tickets d’entrée.

–                     Insignes de journée.

–                     Guirlandes pour décoration.

–                     Drapeaux.

–                     Papiers divers : crépon, serpente, kraft, métallisé, doré et argent.

–                     Coiffures papier, articles cotillon.

–                     Confetti et serpentins.

–                     Confiserie, nougats, cacahuètes, sucettes, sucres d’orge, sachets bonbons.

–                     Articles pour surprises : pêche à la ligne, puits mystérieux, fours, pêche aux

 cygnes. (lots de 5 à 10 francs l’un)

–                     Gâteaux, pâtisserie, glaces, sandwichs.

–                     Lots pour : tombolas, jeux divers, concours.

–                     Ballonnets pour concours, cartes et gaz.

–                     Ouvrages de dames.

–                     Articles spéciaux pour lot unique de tombola : pour enfants ou gandes

personnes.

–                     Vins mousseux, vin blanc et  rouge.

–                     Bière, limonade, soda, apéritif (avec licence).

–                     Nécessaires complets pour dîners champêtres, et serviettes et nappes papier

 blanches ou couleurs.

–                     Carton en plaque pour installation.

–                     Carton de tir. Balles

–                     Punaises, épingles, ficelle. 

2° VENTES A ENVISAGER 

Il y en a plusieurs que nous allons envisager et étudier : 

a)      Vente par ambulants : C’est un excellent moyen qui consiste à faire circuler parmi la foule des jeunes gens et jeunes filles, vendant les objets les plus divers mais peu encombrants, par exemple :

–          Moulins celluloïd.

–          Tickets loteries.

–          Insignes de journée.

–          Jeux de cœurs.

–          Jeux de rencontre.

–          Horoscopes fantaisistes.

–          Sachets de pralinettes et cacahuètes.

–          Jouets nouveaux, etc… 

b)     Vente aux enchères : Ce procédé de vente obtient toujours auprès du public un gros succès. Bien conduite et bien achalandée cette vente procure généralement de gros bénéfices. 

c)      Enchères à l ‘Américaine : Mentionnons pour mémoire la vente aux enchères à l’américaine aujourd’hui bien dépréciée. 

d)     Vente direct par stands divers : Pour les produits remis gracieusement à la disposition des organisateurs (produits de la ferme ou denrées similaires) il sera procédé à leur vente, en dehors du programme de la fête, le matin par exemple, sous la forme vivante d’un marché. 

Quant aux autres dons, ouvrages de dames, objets de layette, tricots, broderies, sous-verres, etc…, ils pourront être groupés dans un stand agréablement décoré et agencé. 

L’expérience nous a appris que les comptoirs de vente suivants étaient d’un réel profit pour les kermesses, mais il est nécessaire d’apporter tous les soins à la décoration et à l’achalandage et à la présentation de ces comptoirs de vente. 

– Pâtisserie-Glaces : La pâtisserie sera en principe près du buffet, la logique le commande : manger donne soif. Des pâtissiers locaux fourniront des gâteaux de tous genres (secs et à la crème) qui doivent toujours être impeccablement présentés. On adjoindra à cette vente une dégustation de glaces toujours appréciées pendant les chaleurs. 

– Confiserie : La confiserie pourrait être rattachée à la pâtisserie, mais nous conseillons d’en présenter à plusieurs endroits différents de la kermesse, pour multiplier les recettes. Le public ayant tendance à acheter là où il se trouve. Les articles de grosse vente sont : les nougats, bonbons en sachets, sucres d’orge, étuis acidulés, sucettes, chewing-gum, petits objets de verre garnis de bonbons multicolores, menthe glaciale. Ne pas proposer de chocolats qui fondent à la chaleur. 

–          Cacahuètes grillées : Dans certaines régions, les cacahuètes sont très appréciées et en dehors de la vente ambulante, il y a intérêt à les exposer en vrac sur une table. 

–          Articles de cotillon : Insignes de la fête, chapeaux, grotesques et multicolores, petits drapeaux, mirlitons, serpentins, masques, musiques, éventails, mascottes, fétiches, tout ce qui contribue à donner une ambiance de joie et de fantaisie burlesque à une fête, seront vendu à ce stand par des jeunes gens et jeunes filles eux-mêmes affublés des articles offerts. Au besoin, quelques compères mêlés à la foule et connus pour leur dynamisme, leur entrain, à qui ces mêmes articles auront été distribués, donneront le ton à la foule. 

–          Bazar : L’expérience nous a appris que les articles utilitaires se vendent très peu, par contre les objets qui se vendent le mieux sont les petits jouets d’enfants dont le prix ne dépasse pas 100 francs : montre bracelet, baigneur celluloïd, trompette, flûte, poupée, balle caoutchouc, ou des articles de parfumerie bon marché. 

–          Braderie : Les organisateurs auront intérêt à grouper dans ce stand des articles de tous genres et de tous genres et de toutes provenances achetés au prix de gros, et par grande quantité, et vendus aux spectateurs à des prix inférieurs à ceux pratiqués en magasin. 

Ces ventes présentent toujours un gros intérêt pour l’acheteur, compte tenu de l’effet psychologique fait sur celui-ci par ce genre de vente. 

–          Bars : Nous distinguerons :

Le bar populaire,

Le bar mousseux. 

Le Bar Populaire : Spacieux, aéré, rustique, vend les vins blancs et rouges, les bières, les limonades et les sodas (se ravitailler en glace pendant la période estivale).

Le matériel d’installation (tables et bancs) pourra être prêté par le fournisseur de bière ou de vin.

Voici quelques données d’ordre pratique pour la gérance du bar :

Demander au fournisseur de vin de livrer sa commande une partie en fûts, une partie en litres. Le contrôle de la vente, si l’on commence par les fûts, en sera facilité. Prévoir tiroir-caisse, linge d’essuyage, monnaie, bassines, cuveaux et eau potable, et l’installation électrique pour le soir. Assurer la permanence pendant le dîner s’il y a fête de nuit.

Installer deux caisses pour faciliter le service si le bar comporte une façade de 16 mètres ou plus. Les serveurs paient à la caisse correspondant aux tables de leur service en prenant possession des consommations demandées dont ils se feront immédiatement rembourser le prix par les clients.

On peut adjoindre au bar populaire la vente de sandwichs confectionnés en dehors de la vue du client, et des brioches. Il pourra être prévu au bar un comptoir sans sièges où seront servis les consommateurs pressés.

 

Le Bar Mousseux : Eloigné du bar populaire, plus décoré, mieux agencé, plus intime, le bar mousseux offrira le confort de ses chaises, de ses petites tables de jardin, de sa terrasse, de ses ombrages, de ses consommations plus délicates et plus chères. On pourra d’ailleurs le cas échéant ajouter au mousseux d’excellents vins d’appellation contrôlée, servis dans des verres ad hoc. On y servira également des jus de fruits. L’aménagement de ce sand, avec son entourage, sa cave, son éclairage, son service, rappellera, toutes proportions gardées, le bar populaire. Pour lui donner une certaine originalité, on peut prévoir : une piste avec rangées de tables circonscrites composant soit un décor exotique ou pittoresque, soit un rancho mexicain ou une hutte tahitienne, bar américain ou paillote indigène. Un orchestre costumé aura mission de créer l’indispensable et dynamique ambiance propre à une telle reconstitution. Des concours de costumes et de danses, des farandoles ou cotillon pourraient alors être organisés.

Au bar mousseux, on peut prévoir, de 5 à 7 heures, un apéritif concert avec instruments à cordes ou disques avec le pick-up, pendant lequel on augmentera le tarif des consommations.

Ce bar pourra organiser le cas échéant des dîners froids le soir. 

–          Comptoir de librairie-papeterie : S’adresser à un commerçant local qui reprendra, le cas échéant, l’invendu. On peut y vendre également les chansons. 

e)      Vente indirecte par : 

TOMBOLAS 

a) Tombola des billets d’entrée. – Pour retenir le public jusqu’à une heure avancées de la soirée, prévoir une tombola des billets d’entrée avec un lot unique à tirer en fin d’après-midi. 

b) Tombola ordinaire. – Nous avons parlé longuement de son organisation technique à la page, à laquelle le lecteur est prié de se reporter.

La tombola diffère de la loterie (de laquelle nous parlerons plus longuement) en ce sens que les chances du participant jouent sur un plus grand nombre de billets, et que les lots offerts sont moins nombreux, mais d’une valeur plus importante. Elle a en outre un caractère occasionnel et un tirage unique, alors que la loterie est permanente, incessamment renouvelée et ne peut distribuer qu’un lot à la fois. 

LOTERIES 

La variété des genres de loteries est considérable. Toutes reposent sur le même règlement dont le pourcentage variable d’une loterie à l’autre, s’échelonne de 5 à 20% des numéros émis.

            Une fête ne durant que quelques heures, les loteries les meilleures sont celles où le client n’a pas à attendre le tirage, parce qu’un même client peut en quelque minutes tenter sa chance plusieurs fois jusqu’à ce qu’il puisse emporter le lot convoité. Par contre, les systèmes à vente de plaquettes que l’on ne tire qu’après avoir trouvé dix à vingt joueurs, sont lents et laissent parfois la clientèle, qui ne sera pas tenté de faire plusieurs parties. Cependant on peut tirer une partie même si les plaquettes ne sont pas toutes vendues, celles restant dans la main du vendeur donnent au stand les mêmes proportions de bénéfice, car il joue lui-même ses numéros comme le public.

            Le succès de toutes les loteries dépendra avant tout de l’achalands en de très beaux lots spécialement étudiés et expérimentés sur le public des fêtes. Les stands des loteries devront être artistiquement décorés et abondamment garnis de lots exposés sur des gradins. Nous insistons sur la nécessité de l’abondance des lots à présenter en loterie au public, sachant que pour assurer une vente de 100 lots il faut en avoir 150 et laisser encore ainsi un très beau choix aux derniers joueurs. Les achats à condition permettent une richesse considérable ‘exposition et aussi une réserve de lots disponibles en cas du succès de la loterie, et des autres stands.

            Les maisons spécialisées possèdent une grande variété de loteries pouvant s’adapter à tous les goûts et à tous les publics. Pour l’organisation de tels comptoirs l’avis autorisé de ces maisons qui allient l’expérience à un extraordinaire choix de lots les plus divers sera précieux pour les organisateurs de kermesses.

PRINCIPES D’EXPLOITATION DES DIFFÉRENTES LOTERIES 

Dame Pamela : Mannequin représentant une dame dont la robe est faite de pétales détachables au dos desquels seront inscrits les numéros gagnants ou perdants. La moyenne des gains pourra se faire se faire comme pour la loterie des enveloppes surprises. Il suffira aux joueurs de toucher un pétale à l’aide d’une baguette, et tenancier détachera le pétale désigné et attribuera un lot si le numéro choisi est gagnant. 

Loterie des parfums : Cette loterie consiste à vendre un tube de parfum de bonne qualité entourée d’un numéro. Le prix de vente du tube sera de 20 Fr., sont prix d’achat de 6 Fr. Les numéros gagnants seront au nombre de 1 sur 10 billets à vendre, 1 sur 15, 1 sur 20 suivant l’importance de l’assortiment de parfumerie à distribuer. Créer un comptoir inspiré d’une boîte de poudre, facile à réaliser avec du papier crépon de couleur, dont l’effet est toujours très heureux. 

Loterie Pic-Pic : Ce jeu a connu une très grande vogue dans les cafés, mais n’est plus autorisé par la loi. Il peut être exploité dans une enceinte privé où il présentera l’intérêt d’une nouveauté. Son principe n’a rien de malhonnête puisqu’il réalise comme bénéfice le menu pourcentage, c’est-à-dire le double du prix d’achat comme tous les autres stands. L’exposition des lots se fera sur carton de 0 m. 80 sur 0 m. 65, très décoré et artistiquement présenté.

Dans une kermesse, on ne devra présenter que des objets de fantaisie. Une de ces loteries dite « Pic-Pic » sera réservée aux dames avec des colliers, bagues, parfums, poudre de riz, peignes, fétiches japonais, porte-bonheur, etc…, et une autre aux messieurs avec des fume-cigarettes, en cuir ou en matière plastique, couteaux, etc…

      Cette loterie originale a l’avantage d’être légère et transportable à tous endroits de la kermesse par un homme sandwich sollicitant les spectateurs par sa verve, notamment près des bars, buffets et tous les endroits où le public s’est amassé. Pour activer la vente des trente à quarante derniers trous et précipiter le tirage  définitif, un très gros lot d’une valeur de 1.000 francs exposé avec les autres lots sera au joueur qui aura piqué le dernier trou. La loterie porte 440 trous vendus chacun 20 francs. Il y a un trou gagnant sur cinq, donc,  donc 88 trous avec ticket gagnant. 

Lapinodrome : Douze trous numérotés de 1 à 12 sont pratiqués dans quatre planches, dressées en forme de carré. On met une carotte à l’entrée de chaque trou. Le lapin lâché sur cette piste improvisée dresse l’oreille, s’oriente, hésite et s’aventure dans un trou…qui gagne, car on a eu soin de vendre douze planchettes numérotées comme les trous de 1 à 12. Il est possible de transposer sur un plan humoristique ce jeu, en donnant à chaque participant une ligne munie d’une carotte en guise d’appât. Le plus malin ayant su attirer le lapin à sa propre carotte, gagne ledit lapin. 

Loterie japonaise : Installer et décorer un stand dans le goût japonais, avec lanternes, paravents, fumerie orientale, etc…, tenu par un personnage déguisé. Exposer des articles dans le genre : ombrelles, cendriers ordinaires, grands stores, nattes, etc… Vendre à chaque joueur une très jolie ombrelle miniature japonaise, 30 francs, la numéroter. Prévoir un gagnant pour 10 ombrelles vendues. 

Loterie des baigneurs : Exposer avec des poupées des baigneurs celluloïd de toutes grandeurs. Vendre des baigneurs de 5 à 6 cm. 20 francs., tous numérotés. Le pourcentage des numéros gagnants sera réglé d’après l’importance et la valeur des lots à distribuer. 

Loterie « Porte-Bonheur » : fétiche éléphant. Un joli petit fétiche, d’une valeur de 5 francs, suspendu à un cordonnet, est proposé pour 20 francs. Procéder pour les lots à gagner comme nous allons l’indiquer pour la loterie des nougats. 

Loterie « Majestic » : On vend des billets numérotés de 1 à 100 et roulés sous un élastique : 10 ou 20 francs. Un carton de grand format indiquera les lots à gagner. Voici un exemple calculé pour une partie à 10 francs le billet : 

Les numéros finissant par 5 gagnent                                   1 lot coûtant 6 Fr., soit achat total 60 Fr.

Les numéros finissant par 10-20-30-40 gagnent              1 lot coûtant 10 Fr., soit achat total 40 Fr.

Les numéros finissant par 50-60 gagnent                         1 lot coûtant 30 Fr., soit achat total 60 Fr.

Les numéros finissant par 70-80 gagnent                          1 lot coûtant 50 Fr., soit achat total 100 Fr.

Les numéros finissant par 90 gagnent                                1 lot coûtant 80 Fr., soit achat total 80 Fr.

Les numéros finissant par 100 gagnent                              1 lot coûtant 150 Fr., soit achat total 150 Fr. 

Soit donc 1.000 francs de recettes pour 490 francs d’achat.

Pour les billets vendus 20 francs il faudra donc doubler le prix d’achat. Le système de loterie donnant un gagnant pour cinq joueurs connaît le succès près du public par la fréquence de la distribution des lots. 

Loterie à lot unique : Pour un lot important ou gros lot d’une valeur d’achat en gros de 1.000 francs, 1.500 ou 2.000 francs, tel que : grande poupée, vélo garçon ou fille, carpette, service à café ou à gâteaux, série de casseroles, pendule, chaise longue, fauteuil, etc…, on fera vendre une personne se promenant dans la foule, le jour de la fête autant de billets numérotés à 10, 20 ou 50 francs, qu’il sera nécessaire, pour doubler le prix d’achat de l’objet à gagner. Nous conseillons de vendre également des billets quelques jours avant la fête. Une fois la vente des billets terminée, on procédera en public au tirage du numéro gagnant. 

Jeu de chevaux : Ce jeu tournant monté sur une vis hélicoïdale fonctionne en le retournant dans les deux sens, il comporte neuf chevaux numérotés de 1 à 9. La partie étant fixée à 20 francs, la recette de  180, on remet au gagnant un lot d’une valeur moyenne de 90 francs à l’achat. Les joueurs auront misé à l’avance sur un tapis portant les numéros de 1 à 9, avec un anneau de bois représentant leur enjeu. 

Tourny clowns : Même jeu que celui ci-dessus, mais les chevaux seront remplacés par deux clowns. Le tapis n’aura que hui cases sur lesquelles miseront les joueurs. 

Roue des couleurs : Prendre de préférence une roue posée à plat ou verticalement et tournant autour de l’axe sur laquelle seront peintes quatre cases avec as et quatre cases colorées. Une flèche fixe montée sur le bâti indiquera la case gagnante. Le système de jeu sera le même que pour le jeu de chevaux, avec un tapis de huit cases. Pour la partie à 10 Fr., un lot de 80. 

Roue de la fortune : Monter verticalement une roue de bicyclette ou de voiture, mobile autour de son axe, et numérotée de 1 à 100. un index fixe indiquera le numéro gagnant. Vendre les 20 plaquettes portant 5 numéros différents 10 ou 20 Fr. selon que l’on distribuera des lots de 100 ou 200 Fr. 

Course de chiens : Chiens de 20 cm. De long avançant sur une planche inclinée, le premier arrivé gagne le lot. A 20 Fr. par joueur, soit 120 Fr. de recettes, le lot remis au gagnant sera d’une valeur de 50 à 60 Fr. Le jeu tout monté peut être livré en coffret à un prix très accessible. 

Loterie avion-volant : Un avion fixé sur une tige horizontale avec contrepoids, fonctionnant par la force centrifuge sur un pivot axial. Le socle de cet avion, de 40 cm. De diamètre, sera posé sur une table rectangulaire que nous conseillons de recouvrir de glaces argentées (miroirs) sur lesquelles seront disposés des objets de fantaisie, à gauche pour les dames et à droite pour les messieurs. Cet ensemble procure un effet heureux. Sur le bord extérieur de la table, on tracera deux rangées de huit cases, pour permettre aux dames comme aux messieurs de jouer. Les mises remplacées par des anneaux seront à 10 ou 20 Fr. pour des lots valant 40 ou 80 Fr. Cet avion, de fabrication soignée et scientifique d’un prix de 1.000 Fr., peut être acheté et rester la propriété des organisations. 

 Loterie des poissons rouges : Loterie organisée avec billets numérotés, roue tournante ou avion, dont l’enjeu sera des poissons rouges exotiques vivants, présentés dans de petits aquariums individuels. 

Loterie d’oiseaux vivants : Des serins, perruches, seront mis en loterie, suivant les mêmes procédés que pour les poissons rouges. 

Vieux tournant forain : Avec deux étagères superposées pour l’exposition des lots. Le plancher circulaire tournant sera entouré de balustres (pointes de 8 cm.). Les intervalles entre celle-ci seront peints de la façon suivante : deux rouges successifs et un blanc.

Une flèche fixe arrêtée sur un intervalle blanc désignera « gagné ». Les lots de l’étage supérieur correspondent à la fois « gagné », les lots de l’étage du milieu, deux fois « gagné » et ceux du bas, quatre fois « gagné ». Pour la partie à 10 Fr. on devra remettre : un lot de 15 Fr., 30 Fr. et 50 Fr. à l’achat. 

Loterie nougat : Un nougat vendu au public 20 Fr. est enveloppé d’un papier contenant un nombre compris entre 01 et 100. Il y a un gagnant sur 5, c’est-à-dire que tous les numéros terminés par un 0 ou par un 5 gagnent un lot. Voici comment s’établit la comptabilité de l’opération : 

RECETTES DEPENSES
100 nougats à 20 Fr. = 2000 Fr. Achat de 100 nougats à 5 Fr. = 500 Fr.
  8 lots intéressant les n° terminés par 5, sauf 25 et 75, d’une valeur moyenne de 5 Fr. = 40 Fr.
  8 lots intéressant les n° terminés par 0, sauf 50 et 100, d’une valeur moyenne de 15 Fr. = 120 Fr.
  Lot destiné au n° 100 = 160 Fr.
  Lot destine au n° 50 = 100
  2 lots destinés aux n° 25 et 75 à 40 Fr. = 80 Fr.
  Bénéfice réalisé = 1.000 Fr.
TOTAL = 2.000 fry TOTAL EGAL = 2.000 fry

 

On peut remplacer le nougat par un bâton de sucre d’orge ou un bonbon, le principe reste le même. 

Loterie de l’arc en ciel : 1 gagnant sur 7. Une calotte sphérique divisée en sept segments reproduisant les couleurs de l’Arc en Ciel, tourne autour d’un axe, dans un plan horizontal. Un index (tige flexible en acier) indique, à l’arrêt de la roue, la couleur gagnante. D’autre part, un carton reproduisant les sept couleurs en quadrillage (carrés de 20 cm. De côté) est placé sur une table près de la roue. On mise 10 Fr. ou 20 Fr. sur une couleur ou sur plusieurs au gré du joueur. Il y a évidemment 1 gagnant sur 7.Le lot correspondant à 10 f. de mise de 20 Fr., le lot a une valeur double. Il n’est pas nécessaire pour jouer d’attendre qu’il y ait des mises sur les sept couleurs.

L’originalité visuelle du jeu provient dans le fait que la calotte colorée tournant vite reproduit, on le sait, la couleur blanche. 

Loterie des couleurs et des chiffres : Deux roues d’égal diamètre, divisées en quatre secteurs égaux et placées côte à côte, tournent simultanément. Sur les secteurs de l’une sont les chiffres 1-2-3-4. Les secteurs de l’autre sont colorés en jaune, bleu, rouge et vert. Un seul index, dont une extrémité est dirigée vers la roue des chiffres et l’autre vers celle des couleurs, indique le gagnant. Deux éléments entrent donc en ligne de compte pour déterminer ce dernier : le chiffre et la couleur. On mise par exemple sur 1 rouge, ou 3 bleu ou 4 vert.

D’autre part, on a à sa disposition 16 plaquettes numérotées de 1 à 4 dans les quatre couleurs différentes, mais on ne présente au public qu’un jeu de quatre couleurs à la fois. Il y a donc 1 gagnant  sur 16, ou mieux 1 chance sur 16 mises. Selon que le prix de la plaquette est de 10 ou 20 Fr., les lots gagnés sont de l’ordre de 80 ou 160 Fr. Là encore il n’est pas nécessaire que les seize plaquettes soient placées pour jouer ; la gagnante pouvant être fictivement le responsable lui-même du jeu par les plaquettes restant à placer. 

Enveloppes surprises : Des enveloppes fermées, vendues à un prix unique, contiennent la mention « gagné » ou « perdu ». On a établi au préalable la proportion des gagnants et choisi en conséquence les lots de l’étalage.

On peut considérer aussi que toutes les enveloppes soient gagnantes. Cela suppose un calcul préalable pour fixer une valeur moyenne des lots, à la manière de la loterie-nougat.

Prenons un exemple que nous appellerons la loterie des cartes à jouer. Dans chaque enveloppe d’un paquet de 32, nous glissons chacune des 32 cartes d’un jeu d’enfant. Ces enveloppes rassemblées dans une corbeille sont vendues par une seule vendeuse. Voici une répartition possible des lots, selon la règle générale que nous nous sommes imposés : 

RECETTES

DEPENSES

32 enveloppes à 20 Fr. = 640 Fr. Chacun des 4 As gagne 1 lot de 25 Fr. = 100 Fr.
  4 rois, 1 lot de 20 Fr. = 80 Fr.
  4 dames, un lot de 12 Fr. = 48 Fr.
  4 valets, 1 lot de 8 Fr. = 32 Fr.
  4 dix, 1 lot de 5 Fr. = 20 Fr.
  Chacune des 12 cartes qui restent gagne un insigne ou un lot de faible valeur = 30 Fr.
  Prix des 32 enveloppes = 10 Fr.
  Bénéfice réalisé 50% du chiffre vente = 320 Fr.
Total = 640 fry Total égal = 640 Fr.

 

Loterie des fleurs : 10 plaquettes portant, dans un ordre quelconque, les nombres de 1 à 30 à raison de 3 plaquette, sont vendues à 10 clients. Une roue de loterie numérotée de même sur sa circonférence de 1 à 30, tourne dans un plan vertical et indique à l’arrêt le gagnant. La présence de fleurs naturelles disposées avec goût permet une décoration artistique du comptoir. 

 Loterie berlingots ou « A tous les coups l’on gagne » : C’est le principe de la loterie des marchands forains où le chiffre gagnant de la roue numérotée indique le nombre de bonbons ou berlingots que doit recevoir l’intéressé. On peut opérer de la même façon avec des billes. On remarquera que ce sont les chiffres les moins élevés qui reviennent le plus souvent. En tablant sur le prix de revient de la confiserie, on répartira au mieux les nombres sur la roue, afin d’établir, par des essais répétés, une honnête moyenne. 

Loterie ménagerie : On vendra des gâteaux secs et sucrés de qualité extra représentant divers animaux sauvages portant chacun un billet numéroté de 1 à 100 enroulé autour du corps. Selon l’importance des lots exposés il y aura un gagnant pour tous les billets finissant par 5 ou par 0. Cette loterie toute nouvelle a beaucoup de succès. Nous conseillons d’y faire gagner de préférence des vins blancs ou mousseux de la façon suivante :

 –          Les numéros finissant par 5 gagnent 1 gobelet.

–          Les numéros finissant par 0 gagnent 1 bouteille de vin.

 

Prix d’achat :        10 gobelets à 8 Fr.                  80 Fr.

                             10 bouteilles à 75 Fr.              750 Fr.

                             1 série 100 gâteaux à 1,70.     170 Fr.

                                                                            _______

Achat total                                                          1.000 Fr.

Pour 100 ventes à 20 Fr. soit                               2.000 Fr.         

Loterie caramels : Des caramels enveloppés d’étain avec à l’intérieur une mention « gagné » ou « perdu » peuvent être employés pour réaliser une loterie à 10 ou 20 Fr. la partie en combinant le nombre de gagnants qui devra figurer dans chaque série de 100. 

JEUX 

Il est indéniable que la partie essentielle de la kermesse est celle consacrée aux jeux et concours. Nous leur réservons une large place dans ce livre, aux organisateurs de puiser parmi nos suggestions celles qui leur conviendront. Nous distinguerons les jeux exigeant un matériel simple, pouvant être réussis à peu de frais par les organisateurs eux-mêmes ; les jeux fournis par les maisons spécialisées utilisant les progrès de la technique moderne, ou demandant un matériel compliqué et coûteux. Ces deniers qu’on loue pour la circonstance ont généralement la faveur du public par leur présentation artistique et soignée, leur règlement très simple. Ils procurent en outre aux organisateurs un gain appréciable. 

JEUX FACILEMENT REALISABLES 

Nous conseillons aux organisateurs d’organiser peu de jeux avec addition de points, parce qu’ils sont trop longs et font peu de recettes ; ne pas oublier que la fête ne dure que quelques heures et que les spectateurs ne doivent pas attendre trop longtemps le résultat. 

1° Jeux d’adresse : 

Les boîtes :

      On connaît ce jeu qui fit fureur ces dernières années, le joueur avec 5 balles de chiffon (8 à 10 cm. De diamètre) doit renverser l’échafaudage pyramidal de 10 boîtes de conserve disposées sur une planche à deux mètres des joueurs. 

Têtes grotesques :

      Des têtes dessinées, collées ou découpées sur des panneaux de bois, mobiles autour de charnières, sont impitoyablement visées et renversées par les joueurs. Ces personnages seront choisis parmi les figures politiques ou comiques. Se munir de plus de balles qu’il n’en faut à chaque joueur, car le tenancier ne peut pas les ramasser au fur et à mesure. 

Apparitions :

      Ce peut être des chapeaux de toutes formes ou de toutes dimensions, ou bien des personnages du théâtre guignol, le juge, le diable, etc…) qui apparaissent et disparaissent sur une scène de fortune et qu’il s’agit de cribler de balles (chiffons). 

Massacre vivant :

      Il s’agit avec trois balles de chiffon de renverser le haut de forme placé sur la tête d’un individu, à trois mètres du viseur. On peut d’ailleurs le protéger par du grillage fixé jusqu’à la hauteur du chapeau ou le faire évoluer dans une sorte de coulisse d’où émerge seul le chapeau. 

Vitres brisées :

      Ebauche de façade de maison découpée dans du bois et pourvue de trois petites fenêtres carrées de 8 cm. où peuvent se glisser de petits carreaux qu’il s’agit de casser. Trois lancers : 10 Fr. ou 20 Fr. la partie. Les trois vitres cassées gagnent un lot. Utiliser pour ce jeu des boules de bois.

ATTENTION 

Pour les jeux de massacre, lancers et jeux d’adresse, il sera important d’expérimenter préalablement un certain nombre de lancers afin d’établir une moyenne des réussites, pour fixer la valeur des lots à distribuer aux gagnants. Pour le succès de tous ces jeux on doit prévoir une distribution de lots, de 40 à 50% de la recette. 

2° jeux d’Anneaux : 

Il s’agit en principe de lancer des anneaux dans la direction d’un corps effilé pour le gagner. 

Canard à coiffer : 

On pratique un bassin artificiel avec une toile de tente ou une bâche imperméable dont on a relevé les côtés et on le remplit d’eau. On limite par des cordes. Un canard évolue sur ce bassin improvisé. Il s’agit d’encercler le cou du volatile avec un anneau léger de 16 cm. De diamètre, lancé du barrage de corde établi à trois mètres environ dudit bassin. Il convient d’expérimenter préalablement un certain nombre de lancers, afin d’établir une moyenne de réussite, et de fixer en fonction de cette moyenne et de la valeur du canard le prix de l’anneau (entre 20 et 50 Fr.). à défaut de bassin, on peut se contenter d’un cuveau plein d’eau, mais la surface d’évolution du canard étant très réduite, les chances de gain s’en trouvent accrues. 

Jeu de bouteilles : 

On lance des anneaux de bois (5 anneaux pour 20 Fr.). le diamètre intérieur d’un anneau est de 6 cm. La bouteille coiffée est gagnée. 

Jeu de couteaux : 

Planter une cinquantaine de couteaux  de forme et de qualité diverses, sur une planche inclinée (80 sur 120), tout couteau coiffé est gagné par le joueur. Les 5 anneaux seront vendus 20 Fr. Nous attirons l’attention sur la nécessité de régler la distance du tir, comme nous l’avons indiqué plus haut, pour établir une moyenne de prix. 

Jeu de hop-là : 

Il s’agit d’encercler avec des anneaux en bois léger plats de 16 cm. De diamètre des objets présentés sur des socles cubiques, mesurant 16 cm. de côté maximum. Tout socle encerclé donne droit au lot exposé. Etant donné la difficulté de ce jeu, les lots exposés peuvent être d’une valeur d’une centaine de francs, au prix de gros. 

Accroche-nez : 

Peindre des figures grotesques (clowns, guignols, etc…) sur une planche verticale. Le nez sera remplacé par un crochet. Il s’agit pour le joueur d’accrocher un anneau sur le nez, pour gagner un lot.

3° Jeux divers : 

Le passage à tabac : 

Le joueur doit, avec deux queues de billard, transporter un paquet de tabac d’une table à une autre table, distante de 2 mètres. Le gagnant garde le tabac. 

Jeu des pointes : 

Il s’agit d’enfoncer en trois coups de marteau une pointe de 7 cm. dans du bois dur. Chaque coup de marteau compte même s’il redresse la pointe. Chaque clou enfoncé donne droit à un lot, après fixation d’une moyenne éprouvée. 

Course au trésor : 

On connaît le principe de la chasse au trésor : Rassembler le plus rapidement possible des objets hétéroclites dont on donne l’énumération. Elle est destinée à donner de la vie, de la fantaisie, de l’animation à la fête, au moment où se ralentit l’enthousiasme et où s’amenuise la curiosité de la foule. Le micro est alors un précieux auxiliaire pour créer l’ambiance humoristique qui plaît au public en quête d’inédit.

Voici un exemple de cinq choses variées pouvant servir d’enjeu.

On annoncera : Se présenter à la permanence porteur des cinq objets suivants :

–          1° Un billet de tombola terminé par 4.

–          2° Un confetti bleu.

–          3° Un soutien-gorge.

–          4° Une échelle double.

–          5° Un pot de fleurs jaunes. 

En outre, le porteur de ces cinq objets devra tenir sa chaussure droite dans sa main gauche, avoir son pantalon à l’envers et donner la main à une petite fille blonde qui aura 5 ans dans l’année.

Un prix de 500 francs en espèces sera remis au gagnant. On devine avec quelle curiosité amusée la foule attendra le gagnant de cette originale compétition. On pourra d’ailleurs varier, simplifier ou compliquer à loisir la liste des objets à rapporter.

Une autre attraction humoristique consistera à amener au micro (prix au gagnant) une personne remplissant certaines conditions, par exemple :

–          Le doyen d’âge ou le benjamin actuellement sur le terrain de fête, que l’on fera parler et si possible chanter au micro.

–          Ou bien le monsieur qui a son permis de chasse sur lui et que l’on questionnera sur ses exploits cynégétiques.

–          Ou bien le monsieur dont le prénom est Oscar ou la dame qui s’appelle Adeline…

A toutes ces personnes un prix de circonstance sera donné.

Ou bien pour tenir en haleine la curiosité du public, on peut instituer un concours entre tous les spectateurs présents au micro de la façon suivante :

« mesdames et messieurs, ne partez pas. Un concours très simple est organisé entre vous tous. Le voici. A partir de … heures, nous aurons dans la foule, se promenant parmi vous, un invité de marque, Français Moyen, qu’il s’agit de découvrir. Un prix de 200 francs en espèces sera donné à celui qui, le premier, l’amènera devant le micro. Voici les indications vestimentaires qui vous permettront de le repérer. Il y a dans son costume trois anomalies : son veston a un bouton sans boutonnière et une boutonnière sans bouton, il n’a pas de cravate et il a dans les pieds deux chaussures différentes.

Vous voyez, c’est très simple…

Ces indications données, on se représente le public, sans distinction d’âge et de sexe, à l’affût du personnage ainsi caricaturé. On regarde et on se regarde, on inspecte et on se suspecte, on questionne et on se trompe ; et toute la foule amusée participe bon gré mal gré à la compétition. La confusion sera complète quand on s’aperçoit que Monsieur Français Moyen est tout simplement un enfant par exemple.

On voit ainsi toute la gamme de variétés, de fantaisies que l’on peut apporter à une fête, pour en renouveler l’entrain et maintenir d’une manière plaisante le public en haleine. On se rend compte ainsi de tout le parti que l’on peut tirer du micro et d’un annonceur talentueux, plein d’humour et de verve et d’à-propos : 

Jeu des poêles : 

Cinq poêles à frire de mêmes dimensions présentant leur fond aux spectateurs, à trois mètres de distance, sont successivement visées à l’aide de cinq balles. A partir de trois poêles touchées on gagne un lot. 

Jeu des pots de fleurs : 

Cinq pots de même dimension, vers lesquels on lance cinq balles de ping-pong, sont disposés côté à côte. Pour que la balle reste, il faut atteindre l’intérieur sous un certain angle. A partir de trois balles placées, on gagne un lot. 

Jeu des palets de bois : 

Un plateau en contreplaqué (1 m.50 x 0 m.60) comporte 8 cases peintes, disposées 2 par 2 en profondeur, sur lesquelles on lance 5 palets de bois pour 10 francs. Chaque palet dans une case gagne un point, à cheval sur 2 cases : 2 points, sur 3 : 3 point, sur 4 : 4 points. Le maximum qu’on peut obtenir est donc de 20 points. A 15, on gagne un lot. Faire de nombreux essais pour obtenir une moyenne. 

Billard aux bouchons : 

C’est un long rectangle de bois avec rebord que l’on pose très légèrement incliné. Douze gros bouchons de champagne sont posés en quinconce, au fond du  billard. Les trois plus éloignés sont peints en bleu, les autres en rouge. On lance trois boulets de jeu de croquet (10 ou 20 francs) pour renverser les trois bouchons bleus. Chaque bouchon bleu compte pour cinq points, mais chaque bouchon rouge renversé enlève deux points. On totalise les trois lancers. Il faut quinze points pour gagner un lot. 

Roue d’argent : 

Prendre trois roues de bicyclette ou d’automobile. Les peindre de la couleur aluminium pour les rendre plus visibles. Les joueurs sont placés à 10 mètres environ des cibles et doivent loger les trois boules de bois dans le même pneu. Vendre les trois boules 20 francs. Il est toujours prudent de faire essayer le jeu aux organisateurs avant la fête pour juger de l’emplacement à donner aux pneus et rendre le jeu plus difficile. 

Passe-boules : 

Jeu très facile à fabriquer et qui pourra rester la propriété du patronage. La valeur des lots à distribuer et le nombre de balles à remettre à chaque joueur seront évalués à l’avance. Les balles seront vendues 10 ou 20 francs pièce. 

Remplissage des bouteilles : 

Cinq concurrents devront remplir d’eau dans un minimum de temps, avec une louche, cinq bouteilles mises à leur disposition. Aménager un baquet d’eau à proximité. Jeu amusant et peu coûteux, toujours apprécié par le public. 

Jeu de baquet : 

Prendre un baquet plein d’eau et faire flotter à sa surface une assiette. Les joueurs placés à 2 m. 50 du baquet doivent arriver à jeter et à immobiliser une pièce de 5 francs dans l’assiette. Toute pièce tombée dans le baquet est acquise au comité organisateur. Si la pièce reste dans l’assiette le gagnant emporte un lot. 

Jeu des lanternes : 

Se procurer cinq à six lanternes carrées qui servent aux travaux dans les fermes, enlever un des carreaux et présenter la flamme aux joueurs. A 5 mètres, les joueurs doivent éteindre avec des pompes à bicyclette remplies d’eau la flamme de la lanterne. Le gagnant a droit à un lot. 

La vérité sortant du puits : 

Matériel : un puits factice, margelle (maçonnerie dessinée sur carton ou contreplaqué) s’élevant à un mètre du sol, tour, manivelle, corde enroulée libre à ses deux extrémités : à l’une d’elles est suspendue la « vérité » (poupée nue), dans le puits à l’autre, un petit seau usagé ; Cinq palets de 4 à 6 centimètres de diamètre vendus 20 francs et lancés d’une distance de 10 mètres.

Il s’agit de lancer les cinq palets dans le seau. On a eu soin de réaliser l’équilibre nécessaire pour que le poids des cinq palets fasse exactement sortir la « vérité » toute nue du puits. 

Le cercle invisible : 

Sur une surface plate (bois, table ou carton) un cercle coloré de 20 centimètres de diamètre est dessiné. Trois palets de zinc de même surface lancés d’une distance de 2 mètres doivent recouvrir intégralement le cercle pour gagner un lot. 

Le disque au bol : 

Il s’agit de vendre dix disques en carton de 20 cm de diamètre, numérotés de 0 à 9, au prix de 10 francs l’un. Ces dix concurrents lancent ensemble, à un signal donné, les disques dans la direction d’un bol, placé à 12 mètres des joueurs. Le disque le plus près du bol gagne un lot de 50 francs ou un paquet de cigarettes. 

Quilles basques : 

Matériel : 6 quilles de 40 cm. De haut, de 6 cm. de base. Trois birlous (morceaux de bois de la grosseur d’un manche de pioche de 10 à 12 cm. de long, et arrondis à chaque bout). Les six quilles sont placées sur deux rangs de trois, dans un rectangle de 35 cm. sur 15, à mètres du joueur, de sorte que ce dernier n’aperçoit que les trois quilles de l’avant et seulement le bout de la pointe de celle du deuxième rang. Le jeu consiste, règle fort simple, à abattre avec les birlous ou avec deux ou avec un seul, cinq quilles sur six en laissant debout une seule. S’il y réussit il gagne un lot. 

Les ouistitis : 

Fixer à un portique de 2 mètres de haut six cordons, auxquels seront fixés six singes en matière plastique.

Chaque joueur tirera sur un cordon qui fera monter le singe au sommet. Le premier arrivé gagnera un lot. Prix de la partie : 20 francs. Distribuer un lot de 50 à 60 francs prix de gros. 

Pêche à la bouteille : 

Dix bouteilles sont placées côte à côte et en ligne, à 25 cm. les unes des autres, sur une planche posée sur le sol. Chacun des dix concurrents après avoir payé une participation de 20 francs se place devant une bouteille avec une ligne dont le fil se termine par un anneau de bois. Le premier des concurrents qui Passe son anneau dans le col d’une bouteille la gagne. Selon le prix d’achat des bouteilles, on règlera le nombre de joueurs pour réaliser un bénéfice double du prix d’achat. 

4° Jeux de Rencontres : 

Deux cœurs et attractions similaires fondées sur les mêmes principes :

Deux cœurs, l’un rouge pour le garçon, l’autre bleu pour la fille, sont dessinés sur un fond de couleur ou découpés et numérotés de 1 à … en deux séries semblables ; c’est-à-dire que le numéro de chaque cœur rouge possède un correspondant sur un cœur bleu.  Ces cœurs étant vendus dans un stand sériés en deux corbeilles, il s’agit de retrouver dans la foule le numéro identique à celui du cœur que vous avez acheté. Un lot ou deux lots sont la récompense des personnes qui se retrouvent. On peut remplacer les cœurs par d’autres figures symboliques se présentant par couples. Exemples :

–          Rose et bourdon.

–          Bougie et bougeoir.

–          Fleur et papillon.

–          Nénette et Rintintin.

–          Ancre et bateau.

–          Auto et vélo.

–          Fétiches et insignes divers à la mode du jour, etc….

On peut utiliser des prénoms masculins et féminins (Simon, Simone, Georges, Georgette) qui se recherchent suivant le même principe.

5° Jeux gagnent tout coup : 

Jeu des ficelles : 

Dans un stand sont exposés, sur des gradins, des lots de différentes valeurs. Chacun de ces lots est attaché à une ficelle de 2 à 3 mètres de long. Toutes ces ficelles passent groupées dans un anneau unique fixé en haut du stand, d’où elles retombent en un écheveau mis à la portée de la main du joueur. Chaque joueur tire sur une ficelle et l’objet soulevé lui est acquis. Pour inciter les joueurs on mettra en évidence les plus beaux lots. Pour 300 parties prévues à 20 francs, soit 6.000 francs de recettes on achètera au prix de gros les lots spéciaux de la façon suivante : 

                  1          article  à         150 Fr.                        150 Fr.

                  5          articles à           80 Fr.                        400 Fr.

                  14        articles à           20 Fr.                        280 Fr.

                  50        articles à           15 Fr.                        750 Fr.

                  50        articles à           10 Fr.                        500 Fr.

                180        articles à             5 Fr.                        900 Fr.

                                                                        _________

 

                                                                          2.980 Fr. 

Jeu des ciseaux : 

Tendre verticalement une centaine de ficelles au bas desquelles seront attachés des lots ou des pochettes surprises. Chaque joueur auquel on remet une paire de ciseaux coupe au passage une ficelle et gagne le lot attaché. Même assortiment de lots que pour le jeu de ficelles ci-dessus. 

Pêche à la ligne : 

Des lots de faible valeur et de petit volume sont enveloppés dans du papier et ficelés de façon à laisser subsister un anneau, qu’il s’agit de pêcher avec une ligne, dont le fil se termine par une épingle recourbée. Ce jeu peut-être permanent, moyennant une participation de 10 ou 20 francs par lot pêché. 

Pêche au cygne : 

On place douze cygnes semblables en celluloïd dans un baquet, numérotés comme suit : 

                  6          numéros          1

                  3          numéros          2

                  3          numéros          3 

Ces cygnes numérotés correspondent aux trois étagères sur lesquelles seront exposés les lots dont la valeur sera ainsi répartie : 

Etagère des cygnes n°1 pour 200 lots achetés à 5 Fr.

Etagère des cygnes n°2 pour 100 lots achetés à 10 Fr.

Etagère des cygnes n°3 pour 100 lots achetés à 20 Fr. 

Soit pour 400 lots une recette de 8.000 francs. Si chaque partie coûte 20 francs. 

Pochettes surprises : 

Des pochettes spéciales de carton décoré contenant une surprise et des bonbons peuvent être présentées pêle-mêle sur une table, par terre, ou dans un parapluie, vendues 20 francs si elles ont coûté 10. 

Paquebot « Normandie » : 

On peut réaliser sur une feuille de contreplaqué (2 m. x 1 m.) avec de la peinture le « Normandie » dont chaque hublot sera représenté par un bouchon muni d’un anneau. Le joueur, armé d’une ligne munie d’un crochet à son extrémité, doit arracher un hublot.

Chaque bouchon porte un numéro correspondant à un lot. Ces lots seront identiques comme valeur et assortiment à ceux prévus à la pêche au cygne. 

Eléphanteau, Vache, Crocodile (ou tout autre animal distributeur de surprises) : 

Ces animaux peuvent être réalisés sur place avec un peu d’ingéniosité. Il est préférable de les fabriquer en grandeur naturelle pour attirer l’attention du public. Si on ne peut réaliser le distributeur automatique, il suffira de placer une personne dissimulée derrière l’animal, qui distribuera les lots sur un signal convenu du tenancier. 

La flèche d’or : 

Dessiner sur une table carrée ou ronde un cercle d’un mètre de diamètre gradué de 60 divisions. Chaque division sera marquée par une pointe de 8 cm. de haut. Monter au centre du cercle un pivot tournant supportant une flèche dorée dessinée en chapeau de gendarme et terminée à une extrémité par une baleine. Chaque joueur lancera la flèche qui indiquera l’objet gagné placé à l’avance entre les pointes. Veiller à ce que tous les espaces entre les pointes soient toujours bien garnis de lots d’importance différente. La réserve de petits et gros lots sera disposée au centre du cercle. Ce jeu s’il est bien achalandé connaît beaucoup de succès auprès des enfants. 

TIRS 

Tir réel ou Tir Forain : 

Constituer une enceinte fermée soit par des tôles planes, soit par des planches épaisses, le fond dirigé si c’est possible contre un mur. Les dimensions du stand seront les suivantes : 6 m. de large, 2 m. de hauteur, 4 à 5 m. de profondeur. Construire des supports métalliques pour carton de cible de 10/10. baguettes de bois horizontales garnies de pointes debout qui pourront recevoir des pipes et des tuyaux de pipes en terre cuite, à casser. Les tuyaux de pipes seront garnis de fleurs en papier et pour chaque tuyau cassé, le tireur recevra une fleur pour sa boutonnière. A ces tuyaux on pourra pendre des fétiches coûtant par exemple 50 Fr. le prix de la balle sera dans ce cas de 100 francs. Un tir décoré à la manière foraine connaît toujours l’affluence et les bénéfices sont appréciables. Employer pour ce tir des carabines de 6 m/m et de préférence demander la balle conique F. 

Toutes dispositions de sécurité, barrage, isolement du fond, mise en sûreté du matériel délicat ou dangereux, devront être prises afin d’éviter les accidents possibles. 

Tir à l’arc : 

Une cible de bois tendre ou de joncs tressés avec cercles concentrique. 

Tir aux pigeons : 

Carabines à flèches. Règle du jeu : on vend trois flèches pour 20 Fr., les trois pigeons abattus gagnent un lot d’une valeur moyenne de 30 Fr. (étui à cigarettes, sachet bonbons, parfum, etc…). Ce jeu n’est pas cher et peut être acheté pour le patronage, il servira à chaque fête. 

Tir D.C.A. : 

Carabine à flèches. Même règle que pour le tir aux pigeons, mais ici, les pigeons sont remplacés par des avions abattus donnent droit à un lot. Ce jeu nouveau et d’un prix modique peut être acheté par le patronage. 

Tir Guillaume Tell : 

Carabine à flèches. Sujet découpé portant une pomme sur la tête. Une cible circulaire se trouve placée à la base du visage du personnage. Pour gagner, toucher la cible au centre et la pomme tombera. 

Tir de la poule aux œufs d’or : 

Avec la carabine à flèches « Euréka ». Cible : une poule. Le bouton touché fait tomber un œuf dans le panier. Les trois flèches valent 10 Fr. Trois œufs tombés gagnent un lot. 

Tir chasse : 

Carabine à flèches comme dans les deux tirs ci-dessus. Les cibles sont des animaux de carton. Les patronages et comités de fêtes peuvent acheter ce petit matériel bon marché. 

Tir aux bougies : 

 Carabine à flèches. On peut disposer des bougies allumées derrière une planche ou une tôle percée de trous, laissant voir les flammes. Toute flamme éteinte donne droit à un lot. 

Tir à bouchons : 

Avec carabine à air comprimé. Aménager ce stand à la manière foraine pour s’assurer d’un gros succès. Disposer quatre à cinq gradins étroits, garnis de petite objets posés sur des socles de bois et pouvant être renversés par le bouchon (flacon brillantine, parfum, fume cigarettes, poudre de riz, broche sur carte, timbale, coquetier, rond e serviette, brosse à dents, dentifrice, sachet bonbons, etc., tous articles de 5 à 20 Fr. maximum). Une toile ou drap tendu derrière les gradins, mais qui flottera, formera poche dans le bas pour recevoir les lots renversés à remettre aux tireurs.

Pour attirer les tireurs, mettre les lots très près les uns des autres pour leur donner l’impression de facilité. Le tenancier ne risque pas de perdre, chaque bouchon représentant plus que le prix moyen d’achat de chaque lot. 

Tir au canard : 

Carabine 6 m/m et balles coniques F. La Société Protectrice des Animaux interdisant le tir  sur canards vivants, on peut mettre à la place de ces derniers des canards en celluloïd qui, une fois percés, disparaissent dans l’eau. Dans ce cas le tireur emporte un canard vivant comme lot. Régler le prix de la balle selon le cours des canards, et la chance de gain à expérimenter au préalable. 

Tir aux ballonnets : 

A une ficelle tendue mollement au travers d’un stand, à 2 mètres du sol, attacher cinq à six ballonnets d’enfants aux couleurs multicolores à cette ficelle. Les laisser flotter. Le tenancier du stand placé près des joueurs imprimera des secousses avec une corde à portée de sa main, à cette ficelle, faisant danser les ballonnets et rendant plus difficile la possibilité de les atteindre. Avec des fléchettes plombées les tireurs s’efforceront de crever un de ces ballonnets. Le gagnant recevra cinq nouvelles fléchettes gratuitement, ou un lot de faible valeur. 

Tir aux fléchettes avec pommes de terre : 

Construire un portique et sur le chevron horizontal fixer par des ficelles huit pommes de terre qui formeront cible chacune dans un filet à ballon. Suspendre à ceux-ci huit bouteilles de vin ou de mousseux qui seront l’enjeu du tir. Les tireurs achèteront cinq flèches pour 20 Fr. et gagneront la bouteille s’ils mettent trois flèches dans la cible. 

Tir aux nougats : 

Placer verticalement entre trois pointes sur un tableau de bois de 2 m. x 3m. 100 ou 200 bâtons de nougat. Chaque nougat piqué avec des fléchettes plombées dites du « Nord », vendues 5 pour 20 Fr., sera remis au joueur. Prévoir la moyenne des gains pour établir la distance et l’emplacement du tableau. 

CONCOURS 

Nous entendons par concours une attraction mettant en valeur l’adresse, parfois la force plus que la chance des concurrents, et comportant un classement final avec décompte de points et attribution de prix. Les concours exigent peu de matériel, mais un terrain plat, assez spacieux et dans certains cas désherbé ; ils peuvent être conçus et montés dans un minimum de temps et avec un minimum de frais. Les divers concours dont nous donnons ci-après détails et règlements, seront adaptés aux possibilités techniques du Comité organisateur, aux habitudes et au goût du public local. 

Boules : 

Nous ne mentionnons que pour mémoire les concours locaux, régionaux de boules, qui constituent eux-mêmes et eux seuls le programme entier d’une fête. Ils se déroulent suivant un règlement invariable et précis, et ils sortent ainsi du cadre d’une fête de plein air dont le succès justement conditionné par la variété des attractions et leur diversité, et le fait qu’elles ont l’audience d’un très vaste public.

Ces concours quelquefois individuels, mais plus souvent organisés par équipes ou quadrettes, se font après versement d’un droit d’inscription, par éliminatoire ou par addition de points. Le classement comporte des prix en espèces et souvent l’attribution temporaire d’une coupe ou challenge. Mais la diffusion considérable du jeu de boules (boules en bois ou boules ferrées lyonnaises) fait presque une obligation pour les organisateurs d’installer un concours de pointage de boules, qui requiert adresse et dextérité de la part des concurrents. 

–          Pointage : Voici quelques variétés de pointages. Principes de participation : distance, 15 mètres, 4 boules 20 Fr. Prix en espèces ou en nature. Classement par les trois meilleurs séries, en cas d’ex æquo interviennent les séries suivantes dites séries d’appui. 

–          Cible à cercles : Le pointage se fait sur une cible formée de 5 cercles concentriques. Le plus petit de 20 cm. de diamètre, les autre à 20 cm. du précédent et numérotés de 5 à 1 en partant du centre. Si l’on ne possède pas de cible, on peut figurer un but fixe, tige de fer fixée dans le sol ou mobile et mesurer la distance de chaque boule au but. Ces points sont ainsi fixés et comptés : 

De       0          à          10 cm.                         5 points

De       10        à          30 cm.                         4 points

De       30        à          50 cm.                         4 points

De       50        à          70 cm.                         2 points

De       70        à          90 cm.                         1 point 

–          Cible à trous : Une planche carrée en bois de 1 m. 25 de côté, placée au niveau du sol, est percée de 9 trous numérotés en quinconce de 15 cm. de diamètre. A défaut de planches, on peut creuser les trous à même le sol. 

–          Couloirs : Les boules lancées assez fort se logent dans des couloirs parallèles formés de madriers de 1 mètre de long et 20 cm. de large, avec buttoir à l’extrémité. Il y a cinq couloirs numérotés de gauche à droite : 3 – 1 – 5 – 1 – 3. 

–          Noyon : Un ruban coloré fixé à ras du sol à 15 mètres du joueur sert de but. Au-delà du ruban est le noyon, sorte de petit fossé dans lequel toute boule qui dépasse le ruban, tombe morte. Les distances au ruban signalées plus haut servent de barème pour l’évaluation des points. 

–          Tir : Une boule but est placée à 15 mètres du tireur au centre d’un cercle de 60 cm. e diamètre.

Une raie transversale est tracée à 25 cm. en avant du cercle. Chaque boule sera cotée comme cuit :

1. La Boule lancée fait carreau dans le cercle, c’est à dire prend la place de la boule tirée                                                                                                          5

2. La Boule but touchée sort du cercle                                                         3

3. La boule but touchée ne sort pas du cercle                                               1

4. Toute boule qui, tombant en deçà de la raie, touche la boule but                        0 

Une boule est dans le cercle, si prise à son axe, elle repose effectivement à l’intérieur de la raie formant cercle. Sinon, elle considérée en dehors du cercle. 4 Boules 20 Fr. Les trois meilleures séries assurent le classement. 

 Palets :

En fonte de 6 à 10 cm. de diamètre. 

–          Pointage : Mêmes principes généraux que pour le pointage boules. Distance de 12 à 15 mètres. 4 palets 20 Fr. Trois meilleurs séries et séries d’appui pour le classement.

–          But fixe : Le but est constitué par une tige de fer colorée enfoncée dans le sol. Les distances suivantes du but déterminent les points : 

De       0          à          5 cm.                           5 points

De       5          à          10 cm.                         4 points

De       10        à          15 cm.                         3 points

De       15        à          20 cm.                         2 points

De       20        à          25 cm.                         1 point 

Chaque palet joué est immédiatement enlevé. 

–          A vue de nez : il y a là la contrepartie de ce jeu : une base de départ et de mesure est indiquée par une ficelle tendue perpendiculairement à cette base, est tracée une allée sablée de 1 mètre de large et de 15 mètres de long. Il s’agit de lancer un palet au jugé, à une distance donnée mais non marquée, 10 mètres par exemples. On dit au joueur : « vous allez lancer votre palet à une distance que vous jugez voisine de 10 mètres ». L’écart détermine les points. Barème précédent est utilisé. Les palets sont lancés, laissés sur le terrain, puis leur distance du point de départ mesurée. Un coup de râteau efface toute trace sur le sol après chaque série de lancers. 

–          Cible : Un cercle en fer épais de 30 cm. de diamètre et muni de trois pitons pour le consolider est fixé sur le sol. Chaque palet qui reste à l’intérieur du cercle compte pour un point.

–          Quilles : Quatre petites quilles de 25 cm. de hauteur sont placées en quinconce ou en ligne ou en profondeur à 12 mètres du joueur. Chaque quille tombée donne 1 point.

–          Palets massacre : Il existe une autre combinaison palets et quilles. Matériel : 5 petites quilles de 15 cm. placées en quinconce à 12 mètres du joueur, 5 palets de 8 cm. vendus 20 Fr. Il s’agit de faire tomber les 5 quilles pour gagner un lot important (faire des essais répétés sur plusieurs séries pour établir un barème d’achat des lots : 50% de la somme hypothétiquement dépensée). Chaque quille tombée compte pour les séries suivantes, c’est-à-dire que le joueur qui fait tomber par exemple 3 quilles sur 5 palets joués dans la première série pourra ne jouer que deux palets (20 Fr.) dans sa deuxième série. Si une quille tombe sur les deux qui restent, un seul palet 20 Fr.) sera joué dans la troisième série et ainsi de suite, jusqu’à ce que la cinquième quille tombe à son tour. Il arrive que le joueur qui a partiellement réussi s’acharne, s’énerve et réussit difficilement à faire tomber la seule quille qui s’obstine à demeurer verticale. Un lot récompensera sa persévérance si sa dépense est d’un ordre élevé. On peut d’ailleurs encourager ledit joueur en lui attribuant un petit lot à partir de 3 quilles tombées. Nous avons vu remplacer les quilles par des assiettes ou des soucoupes ébréchées, ou par des verres cassés de 10 cm. de côté inclinés à 45°. On peut opérer soit sous forme de concours chaque objet brisé comptant pour un point (on joue un nombre indéterminé de fois). Un palet 5 Fr. et le classement s’établit par le plus grand nombre d’assiettes ou de verres cassés. Soit sous forme de lots de valeur variable, selon le nombre d’objets brisés. Ce genre de concours est toujours apprécié. 

Jeu du tonneau : 

Nous mentionnons pour mémoire le classique jeu du tonneau ou de la grenouille, facilement transportable, qui possède encore des adeptes et où les parties se jouent par addition de points dans les casiers correspondants. 

Quilles : 

Les 9 quilles. Matériel : 9 quilles de 50 cm. de haut ayant la forme d’un gros cigare, c’est-à-dire renflé au milieu, afin d’y élever le centre de gravité, et de 7 cm. de diamètre de base. Il s’agit ou bien d’abattre les neuf quilles avec le moins de boules possible (le premier étant celui qui en aura utilisé le moins) ou bien de disposer de quatre boules et en trois lancers successifs, de compter les quilles abattues, le premier étant celui qui en aura le plus. Chaque quille abattue compte pour un point. 

Concours surprises : 

Un objet de valeur, mais de petit volume, est enveloppé dans un paquet et ficelé. Ce paquet est lui-même entouré d’un autre papier et à nouveau ficelé. Ce colis ainsi obtenu est encore grossi par un nouvel habillage, puis cousu dans un autre, et ainsi de suite…On peut se servir pour grossir démesurément l’empaquetage initial de papier, carton, toile, sacs, ficelle, fil de fer, ruban de machine à écrire qui salit les doigts, etc…, en multipliant les nœuds, double ficelle et autres difficultés que l’on devra défaire à la main, uniquement et sans concours extérieur. On obtient un paquet oblong de 1 m. 50 sur 0 m. 50 environ. Ce gros colis mis en présence des spectateurs, on donne aux concurrents (participation 20 Fr.) qui veulent l’ouvrir pour s’en approprier le contenu, un délai d’une minute. Ce temps écoulé, le concurrent qui profite du travail de ses prédécesseurs, cède la place au concurrent suivant et ainsi de suite. Le gagnant est celui qui, ayant retiré  l’objet du dernier emballage, le montre à la foule. Il est interdit aux concurrents de se servir de couteaux, pinces ou autres instruments.

Un colis bien arrimé doit demander une heure de travail pour livrer la surprise qu’il contient. Au préalable, on aura suspendu ledit volumineux colis à une ficelle tendue afin d’intriguer le public. A un signal donné on le descendra avec des efforts simulés et alors on commencera le petit manège décrit plus haut. 

Concours de ballonnets : 

Voir lancer de ballonnets avec concours. 

Concours de tir : 

Chaque concurrent achète un carton de 15/15 (y inscrire son nom, son numéro) et cinq balles pour le prix de 50 Fr. Le carton est placé à 10 mètres du tireur dans un stand dont on a déjà donné la description. Le tireur se tient debout, sans appui. Le prix du concours est décerné au tireur ayant fait le plus grand nombre de points additionnés. Le joueur pourra faire plusieurs cartons dont il choisit les meilleurs. L’émulation se fera parce que chaque concurrent voudra obtenir le plus grand nombre d’excellents cartons. 

Concours de fléchettes : 

La cible est placée sur un panneau blanc vertical de 1 m2. on vend les trois fléchettes 10 Fr. le stand est limité par une corde placée à 3 mètres derrière laquelle se tiendra le joueur. Le jeu consiste à placer la fléchette dans le centre de la cible. Ce concours dure toute la durée de la fête, se clôt généralement à 6 heures le soir pour la distribution des prix. Le gagnant est celui qui qui atteint le maximum de points, quel que soit le nombre des séries. 

Combien pèse-t-il ? 

Prendre un panier de ménagère bourré de choses hétéroclites et contre une participation de 20 Fr. demander aux curieux quel est son poids. Le gagnant est celui qui aura donné le chiffre le plus proche possible du poids exact et il emportera le  panier. Pour départager les concurrents, demander en même temps combien il y aura de joueurs. 

Ball trap : 

Avec pigeons ou assiettes d’argile. Nous préconisons personnellement pour ce concours qui demande une grande surface de prairie, de l’installer à proximité d’une buvette. On invite tous les chasseurs de la localité munis de leurs armes personnelles. Les organisateurs doivent seulement fournir leurs munitions. On attend beaucoup de cette ambiance de chasse pour alimenter la buvette. 

Concours sportifs : 

      Basket-Ball : Un poteau de basket étant dressé, il s’agit, en se plaçant à la distance réglementaire du coup franc, de faire le plus de paniers possibles avec cinq lancers de ballons (20 Fr.) ; Un classement est fait sur la meilleure série et des prix attribués aux mieux classés. Ce jeu peut être adapté à la dimension d’un comptoir (3 à 4 mètres de profondeur). On se servira alors de balles de ping-pong lancées à l’aide d’une raquette vers un panier de basket en réduction, fixé sur plan vertical à 2 mètres du joueur. 

      Football : Concours d’arrêt sur penalty. Concours spectaculaire réalisable seulement si le terrain de la fête est suffisamment spacieux. Le premier prix est attribué au concurrent qui a réalisé le meilleur pourcentage d’arrêts. 

LES ATTRACTIONS 

Palais du rire : 

      Glaces déformantes : Dans un stand bien fermé déposer à terre, avec des inclinaisons différentes, ou suspendre aux parois, les glaces déformantes. Le public admis contre un droit d’entrée se verra dans des attitudes comiques et grotesques. Un guide spirituel créera l’ambiance nécessaire pour rendre cette attraction comique. Les glaces se louent et font toujours de belles recettes. 

Poste restante ou télégrammes : 

      On connaît cette attraction qui consiste moyennant le versement d’un droit de participation de 10 ou 20 Fr. à écrire à une personne présente à la fête (papier et enveloppe sont fournis par le stand) et à déposer sa lettre dans une boîte dont la levée a lieu à intervalles réguliers (toutes les demi-heures ou toutes les heures). Les destinataires sont prévenus par le micro et retirent leur lettre, en échange d’un droit minime, avec la curiosité que l’on devine, au stand intéressé. Il s’agit évidemment de plaisanteries de bon goût discrètes et amusantes. 

Thermomètre vital et humoristique : 

Attraction nouvelle à gros succès. Installer ces thermomètres à hauteur de la main verticalement. Le jeu consiste à presser la poire située à la base du thermomètre, ce qui fait monter l’alcool dans un tube gradué de titres humoristiques et amusants. 

L’Horoscope astral : 

Voici une attraction qui, sans être nouvelle, est peu coûteuse et connaît un excellent succès. Un responsable déguisé en fakir, aidé d’une jeune fille, remet aux spectateurs qui en font l’achat leur horoscope astral, suivant un rite quasi oriental. Le succès de cette attraction sera d’autant plus important que les vendeurs seront excellents. A défaut de bons présentateurs, un moyen plus simple consiste à disposer sur un tableau vertical les horoscopes retenus par des élastiques. Diviser le tableau en 36 décades (…..personnes nées du 10 au 20 janvier ; ……du 20 janvier au 31, etc…Approvisionner suivant les besoins le tableau. Le public choisira lui-même son horoscope, grâce à sa date de naissance qui lui indiquera la décade. (Gros bénéfice). 

Lancer de ballonnets avec concours :

 Se procurer des cartes concours prévues spécialement pour cet usage et commencer la vente huit à quinze jours avant la kermesse, pour continuer le jour de la fête. Ces cartes extrêmement légères seront fixées solidement au fil des ballonnets. Elles porteront le nom et l’adresse du comité organisateur à qui elles seront retournées par les personnes inconnues qui les trouveront. Il est indispensable et recommandé de surveiller le départ des ballonnets pour éviter toute fraude. Il est utile de timbrer les cartes, ceci pour inciter les personnes les ayant trouvées à les retourner. Cependant l’expérience nous a appris qu’environ 10 % seulement des cartes sont réexpédiées. Nous conseillons de les affranchir à 1 Fr. seulement au lieu du tarif en vigueur, disons 12 Fr., quitte à supporter la surtaxe à la réception. Voici un modèle de bordereau d’inscription des concurrents : 

Numéro NOM ADRESSE Point de chute Timbre de la poste et date faisans foi Distance parcourue du point de départ au point de chute Classement
           
           

 

 

Différents modes de gonflement des ballonnets 

1° Gonflement au gaz hydrogène : les ballons gonflés au gaz d’hydrogène ont une bonne force ascensionnelle, c’est là le mode de gonflement idéal. Il a malheureusement l’inconvénient d’être le plus onéreux. Un tube de 7 m3 permet de gonfler environ 350 ballons de taille moyenne. On trouve le gaz :

Dans la région parisienne :           Etablissements BOZEL MALETRA

                                                     9, rue de milan, 9

                                                     PARIS

Dans la région Ouest :                 Etablissements FILLON

                                                     12, rue Alsace-Lorraine, 12

                                                     PARTHENAY (Deux-Sèvres) 

2° Gonflement au gaz d’éclairage : Les ballons gonflés au gaz d’éclairage ont une bonne force ascensionnelle. On peut réaliser cette opération à l’aide d’un soufflet muni d’une tubulure spéciale que l’on branche sur le réseau gazier avec un tube en caoutchouc. Pour faciliter le gonflement, il est recommandé de fixer une des branches du soufflet sur le rebord d’une table, la tubulure d’admission de gaz dirigée vers le sol, ce qui permet de manœuvrer le soufflet de la main droite et de présenter le ballon à gonfler de la main gauche. Le débit de gaz étant généralement insuffisant pour obtenir un gonflement rapide, il est insuffisant pour obtenir un gonflement rapide, il est conseillé d’intercaler entre la canalisation de gaz et le soufflet une vielle chambre à air de voiture, exemple de trous et munie d’une seconde valve à l’opposé de la première, après avoir, bien entendu, enlevé les obus des valves. Cette chambre formera réservoir et facilitera le gonflement dans une large mesure. Dans les villes possédant une station de compression de gaz on peut faire remplir des tubes et procéder au gonflement dans les mêmes conditions qu’avec l’hydrogène. 

3° Gonflement à l’air : Les ballons gonflés à l’air n’ont, bien entendu, aucune force ascensionnelle et pour les maintenir dans la position verticale, il est nécessaire d’utiliser des tiges métalliques. Ces tiges qui mesurent 50 cm. de longueur totale, sont munies à leur partie supérieure d’une spirale sur laquelle on fixe les ballons préalablement gonflés à l’air. 

Lancer de Montgolfières : 

Attraction à situer vers le milieu de la fête. Acheter à cet effet dans des maisons spécialisées le nombre de montgolfières que l’on est susceptible de lancer. Disposer sur un portique deux à trois montgolfières reliées au montant du portique par une ficelle. Attacher l’extrémité supérieure de la montgolfière à la ficelle tendue horizontalement, l’ouverture tendue vers le bas. Gonfler les ballons avec de l’alcool à brûler répandu dans une poêle de ménage placée sous l’ouverture située à la base de la montgolfière. Au moment où celle-ci est gonflée et tendue : 

–          1° Accrocher un tampon d’alcool enflammé aux croisillons métalliques situés à la base du ballon.

–          2° Libérer la montgolfière en coupant la ficelle qui la retient. 

Prévoir deux ou trois montgolfières au cas où l’une d’elle prendrait feu (ce qui amuse d’ailleurs le public). 

Radio ambiance : 

Nous appellerons ainsi cette attraction amusante qui donne une atmosphère vivante à la kermesse et crée une ambiance euphorique. Utiliser à cet effet le pick up souvent inemployé. Il s’agit de trouver parmi les organisateurs une personne susceptible de faire le speaker connaissant bien le public et ayant la parole et l’élocution faciles. Ce speaker improvisé se tient caché tout en apercevant toute la kermesse (prévoir 15 à 20 mètres de fil à l’installation du pick-up pour donner au speaker un grand champ visuel). Il amusera l’attention du public avec des à-propos spirituels qu’il lance aux spectateurs ahuris. Ainsi il notera une arrivée tardive d’une notabilité, flattera la toilette d’une personnalité connue, etc…Le principe est de conduire ces apostrophé à la buvette, au bar, aux stands, et les contraindre à jouer ou à payer des tournées générales, pour des raisons les plus diverses et pour le plus grand bénéfice de l’organisation. Tous ces propos doivent être courtois et de bon goût, éviter toutes grossièretés. Rappeler par ce moyen aux responsables des stands leurs obligations et créer une émulation entre eux. Situer ces intermèdes vers 4 heures de l’après-midi. 

Radio crochet : 

Approcher le pick-up de la scène et organiser avec les amateurs locaux le radio crochet très connu. Le doter de prix.

 Course hilarante : 

Prendre une planche de 20 cm. de large et longue de 20 mètres environ. Les concurrents doivent se servir d’un antique vélo muni d’un très grand développement et rouler sans quitter la planche. Le speaker accompagnera ces évolutions pleines d’imprévu par des quolibets pour la plus grande joie du public. Une prime sera offerte au gagnant.

 Course aux valises : 

Préparer une dizaine de valises dans lesquelles on enfermera des costumes de divers genres, même quelques travestis féminins ; un numéro sur chaque valise permettra le tirage au sort parmi dix concurrents. Au signal donné, chacun s’empare de la sacoche échue, l’ouvre en hâte et s’affuble du costume qui s’y trouve. Inutile de souligner le comique de la scène : chaque part aussitôt vers un but déterminé comme pour une course ordinaire : on voit alors courir, grâce aux travestis, un gendarme, une nourrice, un pompier, un marquis, etc…, chacun plus ou moins empêtré dans son costume.

 Course aux tonneaux : 

Amener avant l’ouverture des jeux autant de barils vides qu’il y a de concurrents : les joueurs sont mis sur une ligne avec le tonneau devant eux. Au signal, chacun part en poussant le fût qu’il s’agit de mener jusqu’au but. 

Course aux chandelles, aux œufs :

 Chaque concurrent, au point de départ, tient une bougie allumée ; le gagnant est le premier arrivé à condition que sa bougie ne soit pas éteinte. Chaque concurrent peut tenir un œuf dans une cuillère : il faut arriver sans laisser tomber l’œuf. 

Course au chou à la crème : 

Placer sur autant de chaises que de concurrents un chou à la crème. Les concurrents placés à 20 mètres les mains liées derrière le dos, se précipitent à un signal sur les choux qu’ils doivent absorber. Le premier chou entièrement mangé désignera le gagnant. 

Nous citerons pour mémoire les autres courses qui peuvent être organisées :

–          course à la brouette avec grenouille.

–          Course au sac.

–          Course des garçons de café, avec plateaux et bouteilles.

–          Course des bonnes d’enfants, avec vieux landaus et grands personnages. 

Train de plaisir :

 Innovation heureuse de cette année : un petit train Decauville traîné par un tracteur et prêté par une entreprise voisine, circule autour de la kermesse. Il est aménagé pour que le public puisse s’y asseoir. 

Benne téléférique : 

Matériel prêté par des entreprises locales. Prendre des précautions de sécurité et prévenir les assurances 

Lâcher de pigeons : 

Si la localité possède une société colombophile, celle-ci se mettra en rapport avec une société similaire éloignée pour obtenir des paniers à claires voies remplis de pigeons voyageurs à lâcher le jour de la fête. Sinon ce seront les organisateurs eux-mêmes qui feront le nécessaire. L’envol simultané de centaines de pigeons dans le frou-frou gracieux de leurs ailes est un spectacle très coloré, très vivant. 

Théâtre de plein air : 

Ou théâtre de verdure, enfantin, avec ses places assises, les acteurs bénévoles grands ou petits, interprétant des saynètes et de courtes piécettes amusantes, chants et chœurs ou numéros de music-hall et de prestidigitation : radio crochet, paysannerie ou danses classiques, gymniques ou acrobatiques. Ces spectacles de bon goût et de bonne tenue s’adressent à tous, moyennant un droit d’entrée. 

ATTRACTIONS POUR ENFANTS 

Les enfants composent la partie la plus vivante, la plus turbulente, la plus expansive du public. Il convient de ne pas les oublier dans les attractions à monter. En voici quelques-unes qui s’adressent spécialement à eux : 

1° Balançoires : 

Axiales à plusieurs places, réalisables à l’aide de madriers fixés sur un axe en bois solide, basculantes avec sièges opposés à six ou huit places, évoluant à la façon d’un fauteuil ou cheval à bascule. Escarpolette.

Une surveillance incessante devra être exercée pendant le fonctionnement de ces jeux, pour éviter les accidents possibles. 

2° Manèges : 

Loués ou sommairement fabriqués et actionnés soit à la main, soit avec traction animale, soit par moteur électrique, avec places assises ou debout, tournant autour d’un axe. 

3° Guignol :

Une entente avec un professionnel est préférable à la réalisation de cette attraction par un amateur. C’est une charge épuisante qui exige endurance, compétence et à-propos pour faire vivre par les enfants les épisodes burlesques du théâtre Guignol. 

4° Promenades : 

A âne : Dans l’enceinte de la fête par de jeunes cavaliers improvisés, tout heureux de montrer déjà des qualités équestres. 

En voiture : Traînée par un poney, par un âne ou par des chèvres, comme nous l’avons vu parfois. Le responsable de l’attraction tient l’animal par la bride cependant que les jeunes voyageurs extériorisent bruyamment leur joie. Le circuit à effectuer peut emprunter une voie extérieure à l’enceinte du terrain. 

5° Concours de cerfs-volants : 

Confectionnés par les concurrents eux-mêmes. La longueur de ficelle utilisée classe les concurrents. 

6° Mâts de cocagne : 

Cette attraction fut à toutes les époques très en faveur dans les fêtes et réjouissances publiques. Pour en renouveler l’intérêt on peut remplacer le mât vertical par un mât horizontal, dûment savonné, qu’il s’agit de franchir d’un bout à l’autre et sans tomber.

                                          FETE DE NUIT 

Dans certains endroits on arrête la fête à la fin de l’après-midi. Dans d’autres, on la prolonge jusqu’à la nuit. Mais cette partie finale du programme doit être aussi minutieusement préparée que le reste, car le chiffre des recettes du soir dépend toujours de la qualité du spectacle promis. 

                                          Dîners champêtres 

Le dîner champêtre peut terminer une fête de jour, il peut servir aussi de liaison entre

la fin de la fête de jour et le spectacle de nuit. En effet beaucoup de spectateurs habitant

loin aiment se reposer d’une longue station debout et aspirent à goûter la quiétude de

douces soirées. Des tables isolées peu éloignées des bars et des buvettes peuvent

servir à des lunchs et permettre des réunions par affinités. Des repas seront souvent

fournis par des dons, ce qui sera un bénéfice appréciable pour l’organisation, et servis

par des personnes bénévoles ; on devra prévoir la possibilité, par exemple, de laisser

aux dîneurs les couverts comme prime. 

                                          Les entrées 

Les entrées seront payantes au même titre que celles de la fête de jour. Il y a lieu de

prévoir à ce sujet un service d’ordre et de ventes de tickets d’entrée, en place de bonne

heure pour éviter le resquillage. On n’oubliera pas non plus la vente échelonnée de ces

mêmes tickets avant la porte d’entrée, afin de décongestionner la vente aux guichets.

On pensera aussi à l’éclairage de ces derniers qui resteront ouverts jusqu’à une heure

avancée de la nuit. Comme on doit s’attendre à une véritable ruée du public à l’heure

d’ouverture des portes, un service d’ordre et de contrôle opérera avec célérité et énergie,

pour canaliser cette affluence, surtout si elle se produit en même temps que l’arrivée de

la retraite aux flambeaux, qui aura, automatiquement drainé sur son parcours, un grand

concours de population. 

                                          La Retraite aux Flambeaux 

De même que le défilé du tantôt est la publicité de la dernière heure pour la fête de

l’après-midi, de même la retraite aux flambeaux sera l’ultime réclame pour la fête du

soir. D’aucuns préfèrent que cette manifestation bruyante ait lieu la veille, afin de rap-

peler à tous la fête du lendemain. Nous préférons pour notre part, dans la mesure des

possibilités et des disponibilités,  la retraite aux flambeaux précédant immédiatement

la fête du soir. L’air de fête, d’allégresse et de liesse populaires qu’une retraite traîne

derrière elle, agit fort efficacement pour décider les hésitants. On résiste mal à l’appel

vibrant d’une musique dynamique, claironnante et joyeuse, surtout si on y ajoute

l’ambiance de bruits, de cris, de fantaisies qui suit le sillage lumineux des lampions,

flambeaux et autres lanternes de circonstance. On est pris, happé, englouti malgré soit

dans le tourbillon, et bon gré, mal gré, entraîné vers l’aboutissement normal de cette

journée de réjouissances populaires : la Fête de Nuit. 

                                          La Fête Vénitienne 

Si le site s’y prête et s’il existe une pièce d’eau, étang ou rivière, les organisateurs pourront

s’ingénier à monter une fête vénitienne qui connaît toujours un gros succès. Quelques

barques pavoisées de lampions aux multiples couleurs évolueront sur la pièce d’eau.

Dans une des embarcations, un chanteur à la voix chaude égrènera des romances dans

la nuit, pour le plus grand plaisir des auditeurs. Les barques avanceront lentement devant

le public, quelques-unes chargées de musiciens, d’autres de chœurs. Elles seront très

abondamment éclairées pour donner l’illusion et l’ambiance des douces nuits vénitiennes. 

                                          Les attractions du soir 

La place a reçu son éclairage de fête nocturne et d’un arbre à l’autre, d’un mât à l’autre,

un important contingent d’ampoules de toutes couleurs répand sa lumière, cependant

que la note anachronique et fantaisiste est donnée par les lanternes vénitiennes disséminées

dans les arbres. Les attractions spectaculaires nocturnes auront lieu sur l’espace limite

du podium, permettant un éclairage restreint en surface, mais violent (ampoules latérales

et axiales et projecteurs). Ainsi seront mis en relief les attitudes des groupes, les gestes

des acteurs. On peut prévoir face au podium des places assises moyennant un léger

supplément. Le pourtour de l’enceinte constituant les places debout. On pourra réaliser

dans ces conditions : 

–          des séances de cinéma de plein air, l’écran étant fixé sur la toile de fond de la

scène ; 

–          des séances théâtrales de plein air ou de Music-Hall, avec évolutions gymniques,

danses, ballets lumineux, acrobaties, pyramides, scènes comiques, etc … 

      –     des concerts instrumentaux  ou des chœurs chantés ou parlés. 

Des stands de la fête du jour, un petit nombre est adaptable à la fête de nuit, exceptés

les bars dont les recettes constitueront, le soir, un sérieux appoint financier. Si la tempé-

rature se rafraîchit on pourra prévoir des dégustations de café ou autres boissons chaudes

avec petits gâteaux. Une loterie bien éclairée peut aussi continuer de fonctionner avec

succès, ce sera le seul comptoir restant à la disposition du public. 

                                          Bataille de confettis 

La mise en poche des confettis se fera quelques jours avant  la fête. Un seul volume de

poche, un seul prix.

Tout étant à pied d’œuvre pour la vente, celle-ci durant peu,  devra atteindre rapidement

une intensité extraordinaire et être conduite par un personnel nombreux et très actif.

Quelques animateurs, dispersés dans la foule, seront d’ailleurs nécessaires pour donner

à cette bataille pacifique toute l’ampleur désirable et aussi tout le profit escompté.                               

 

                                          Feu d’artifice 

Les productions scéniques étant épuisées, la bataille de confetti terminée « faute de

munitions «, il reste maintenant la grande attraction tant attendue pour laquelle grands

et petits ont fait le sacrifice de leur sommeil ; c’est le Feu d’Artifice. Déjà,  pour tenir

les spectateurs en haleine, on aura depuis la tombée de la nuit, de temps à autres, et d’un

endroit à l’autre, allumé des feux de Bengale, dont les lueurs auront calmé l’attente des

plus impatients ; puis, vers 23 heures, les premières fusées partiront à l’assaut du ciel,

sous les regards admiratifs des badauds extasiés. Peu à peu l’éclatement des pétards,

les détonations des bombes, les cascades de feu, les pluies d’étincelles, les arabesques

lumineuses, et l’on applaudira toute cette féerie, toutes ces illusions, toute cette joyeuse

lumière évadées des pièces d’artifice. On trouve chez les grossistes spécialisés toute

une gamme de feux d’artifice d’importance diverses, selon leur variété, leur durée, leur

prix. Les conseils, les directives du spécialiste seront là plus qu’ailleurs une nécessité

pour établir une graduation dans l’émotion et le plaisir des spectateurs. 

                                          NOS DERNIERS CONSEILS

                                            AUX ORGANISATEURS 

Relevez, dans un rapport final, ce qui fut parfait d’organisation et de réussite et dont il convient de conserver l’agencement, ce qu’il faut transformer, modifier, réaménager pour en faire une chose acceptable et rentable ; ce qu’il faudra délibérément abandonner l’année suivante, car dans un fête de bienfaisance, tout est subordonné à un seul but : le résultat financier. Et puis pensez à l’avance, souvent, longuement à la fête prochaine, parlez-en à vos réunions de comité, suscitez de idées originales, des adaptations, des innovations. Notre petit livre aura, pour ce faire, une utilité incontestable, nous le souhaitons. Si nous avons réussi dans notre tâche, si nous avons été pour vous un conseiller averti, un guide sûr, si vous avez trouvé, grâce à nous, ce que vous cherchiez, ce sera pour nous la meilleure récompense.

Notre tâche est terminée, la vôtre commence. Et, du fond du cœur, amis connus et inconnus, nous vous crions : 

                           BONNE CHANCE…    et…    BONNES RECETTES… 

                                          JURISPRUDENCE

Voici quelques obligations légales et déclarations auxquelles sont astreints les organisateurs de kermesses publiques et payantes.

Environ un mois avant la fête, faire une déclaration : 

–          1°   Au Maire de la commune en indiquant le jour, l’heure et principales attractions, spectacle, objet de la Kermesse. 

–          2°   A la Société des Auteurs compositeurs dramatiques et de musique pour usage de toute œuvre appartenant à son répertoire. Cette Société a toujours un représentant dans le département. Nous rappelons que tous les droits sont dus pour toute exécution ou reproduction publique, y compris pick-up et radio ou toute œuvre du répertoire. 

     –    3°   Faire une déclaration aux Ponts et Chaussées pour construction d’Arc de Triomphe sur la voie publique et exposition de banderoles au-dessus des rues. 

     –    4°   Quelques jours avant la kermesse, demander l’autorisation au Préfet du département avec indication de l’objet de la kermesse, date, lieu et heure. 

De toutes ces déclarations obtenir un récépissé. 

    –    5°   Déclaration sur papier timbré au Receveur des Contributions indirectes le plus

proche, avec les mêmes renseignements que ceux précités. 

AFFICHAGE 

Un décret du 9 décembre 1948 dispense l’affichage du droit de timbre. Les affiches pourront être imprimées sur papier de toutes couleurs sauf sur papier blanc, réservé aux affiches officielles. N’apposer aucune affiche ou banderole sur les monuments publics et historiques classés.

La distribution des tracts et prospectus relatifs à la fête n’est soumise à aucune déclaration ni autorisation et ne connaît aucune restriction. 

IMPOTS ET FORMALITES

RELATIFS AUX ATTRACTIONS

EN STANDS DE LA KERMESSE 

Buvette : Les organisateurs devront obtenir l’autorisation écrite de l’autorité municipale, pour la création d’un café, bar ou buvette. Ils devront mentionner la création de cette buvette dans leur déclaration à la Recette buraliste. 

Comptoir de vente : l’installation de comptoirs de vente est entièrement libre. 

Patente : les ventes ne sont assujetties à aucune patente. 

Impôts sur les bénéfices : Les comptoirs de kermesse ne sont assujettis à aucune taxe sur les bénéfices des professions industrielles ou commerciales. 

Tir : S’assurer que la sécurité des spectateurs et des tireurs a été prise pour prévenir tout accident. Le Maire peut s’assurer que toutes les dispositions à ce sujet sont respectées. Ne pas omettre, dans le cas d’installation d’un stand de tir, de s’assurer contre les risques d’accidents survenant du fait. 

Assurances : Les Compagnies d’assurances donneront toutes indications dans des formules qu’elles ont élaborées spécialement pour les kermesses. La formule assurance forfait étant la plus pratique, s’adresser à ces compagnies qui tiennent des imprimés à la disposition des organisateurs. »

Livre Edmond Fillon

Catégories
Idées & Conseils Organisation

Extrait du livre d’Edmond FILLON 1/2

En 1950, Edmond FILLON, fils de Théophane et Marie FILLON (fondateurs de la société en 1901), a écrit un livre « LA TECHNIQUE DES FETES DE PLEIN AIR » à l’attention des organisateurs de fêtes de l’époque.
Même si l’époque n’est plus la même, si le public et les mentalités sont différents, si l’on y parle en Francs, … cet ouvrage présente quelques ‘fondamentaux’ encore d’actualité aujourd’hui et surtout une multitude d’idées d’animation.

Voici une première partie qui comprend 2 chapitres :
1. Organisation générale
2.Organisation du Spectacle

Livre Edmond Fillon

« LA TECHNIQUE DES FETES DE PLEIN AIR » 

PRELIMINAIRES DE LA FETE 

1-      ORGANISATION DE LA FETE 

Il s’agit de fêtes d’été, nous insistons par opposition aux fêtes d’hiver qui se font en salle, dans un cadre réduit et suivant un programme strictement limité. Les premières atteignent d’ailleurs un public très étendu. Leur organisation offre une large place à l’initiative, aux idées originales, inédites, susceptibles de plaire à un public venu là oublier la monotonie de chaque jour. 

LES ORGANISATEURS 

Le responsable moral, en général personnalité laïque ou religieuse.

Le responsable technique, celui à qui échoit l’organisation pratique de la fête.

Les collaborateurs actifs de la fête répartis en commissions qui exécutent les ordres donnés par le responsable technique, qui est le Directeur de la fête.

 

CHOIX DE LA DATE 

A la première réunion du Comité organisateur, c’est à dire, plusieurs mois à l’avance on fixera la date de la fête. Il s’agit, dès le début de l’année, pour ne pas être pris au dépourvu, de prendre rang dans le calendrier des fêtes organisées par les diverses sociétés ou groupements. C’est le mois de juin qui est le plus favorable à la réussite des fêtes de plein air (belles et longues journées, soirs propices aux fêtes de nuit, affluence maxima, les vacances n’étant pas commencées). S’il nous fallait établir un ordre préférentiel dans le choix des mois, nous citerions : Juin, Juillet, Mai, Août, Septembre.

 

CHOIX DU TERRAIN 

Ce choix est important car il conditionne en partie la réussite de la fête. En règle générale, le terrain doit être vaste, sans exagération toutefois, ombragé et herbeux. Il est bien évident que le lieu souhaitable entre tous est la prairie dont on veillera à faire tondre l’herbe très court quelques jours à l’avance. Mais à défaut de ce lieu idéal, une grande cour ombragée ou un vaste coin de parc, peut très bien convenir à ce genre de fête à condition que le terrain ne soit ni poussiéreux ni caillouteux.

 

PATRONAGE DE LA FETE ET OFFICIELS A INVITER 

Le Patronage de la fête peut être demandé à une personnalité locale ou extra locale, pour donner plus de cachet à la fête ; Cette personnalité sera l’invitée d’honneur. Une délicate question qu’il convient de ne pas oublier mais de traiter avec beaucoup de tact est celle des Officiels. La qualité des Officiels à inviter varie d’une fête à l’autre selon le caractère, le but ou l’ampleur de celle-ci. Ces Officiels dont on aura au préalable dressé la liste avec beaucoup de soin et d’attention, feront l’objet : soit d’une invitation verbale de la part du président du comité organisateur, s’il s’agit de personnalités importantes ; soit d’une invitation écrite s’il s’agit de fonctionnaires ou de toute autre personnalité.

Ces officiels doivent être présents dans le cortège envisagé. Il importe alors de leur donner une place adéquate en se référant à l’ordre hiérarchique ou protocolaire conditionné par la qualité de chacun d’eux. Sur le lieu même de la fête, un emplacement parfaitement situé leur sera attribué. Chaque personnalité sera conduite à la place qui lui est réservée par le délégué à la réception. In vin d’honneur sera, le cas échéant offert. En tout cas, le Président du comité ou son représentant se tiendra par courtoisie en relation constante avec les Officiels pendant la durée de la fête.

 

SUJETS DE KERMESSE 

C’est le choix que dépendra le succès de la kermesse, à l’origine fête populaire et foire accompagnée de réjouissances. Aujourd’hui un public plus averti apprécie d’avantage la qualité artistique et le bon goût. Il faut donc éliminer tout sujet banal. La réussite en sera d’autant plus grande que le thème en sera original et renouvelé. Voici des thèmes de fête suscitant toujours l’intérêt et la curiosité du public, et qui peuvent servir de thèmes de défilés.

 

–          Reconstitution Historique ayant un caractère régional ou national.

–          Les Contes de Perrault.

–          Les Fleurs.

–          Les Saisons.

–          Les Provinces Françaises.

–          La Fête coloniale.

–          Les Métiers.

–          Les Sports, etc…

 

LA PUBLICITE 

On désignera une commission de deux ou trois personnes connues pour leur dynamisme qui sera chargée de tenir la population en haleine jusqu’au jour de la fête par les moyens que nous allons vous indiquer pour créer l’ambiance favorable à la manifestation.

 

            1° La Parole : la réclame verbale sera faite par les organisateurs, leurs amis, leurs enfants, leur famille, etc…

 

            2° La Presse : On sollicitera les journaux locaux pour faire insérer les communiqués annonçant la fête. Ils devront toujours être brefs et assez mystérieux pour attirer et maintenir l’attention du public. A mesure qu’approchera la date de la fête, les communiqués seront plus détaillés et plus alléchants et donneront le programme entier de la kermesse, ainsi que l’ordre et la composition du cortège, s’il y a lieu, son itinéraire, puis une énumération vivante des comptoirs et des attractions.

 

            3° L’Affiche : Band que possible annonçant aux habitants des localités voisines la manifestation et succinctement son programme. Il ne faut pas lésiner sur le nombre des affiches car c’est un excellent moyen, susceptible et toucher un public très dispersé. L’affichage se fera sur les murs des villages, vitrines des commerçants, voitures, camions et autobus effectuant des sorties régulières et fréquentes (laitiers, épiciers, transporteurs, etc.). Le texte de l’affiche doit être court et plein, imprimé en gros caractères bien détachés attirant l’œil et pouvant être lus vivement, même de loin.

 

            4° Le Tract : On fera distribuer les tracts huit jours avant la fête à la sortie des offices, des spectacles, des écoles, dans les cafés, hôtels, sur les marchés, partout où il y a une agglomération de personnes.

Une autre forme indirecte de publicité que l’expérience nous a révélé excellente est de prendre tous les enfants sans distinction pour participer au défilé, évolutions, etc. ; qui amèneront automatiquement la présence des parents et amis à la fête.

 

Les Hommes Sandwichs sont fort connus en ville, et ignorés à peu près dans les petits pays. Il s’agit de déguiser un ou plusieurs joyaux lurons dans le style de la kermesse et de leur faire porter sur le dos, un panneau de bois sur lequel sera inscrit le programme de la fête. Ils distribueront des tracts et invitations et le cas échéant ils peuvent vendre des programmes.

 

La Voiture Publicitaire : Une publicité adroite qui donne à la campagne de bons résultats est celle qui consiste à alerter la veille de la fête, de façon originale, gaie, vivante, entraînante, les populations des localités voisines. Supposez une camionnette décorée de feuillages et de guirlandes de papier par exemple, dans laquelle prendra place un groupe de joyaux lurons pleins de verve et d’entrain, costumés à la manière d’une troupe de cirque ou de cow-boys ou tout simplement comme des paysans d’autrefois. Mettez entre leurs mains des instruments de cuivre, un tambour, une grosse caisse, pour créer une ambiance joyeuse, vivante et faites-les arrêter sur la place ou dans les rues des petits bourgs pour cette annonce humoristique.

 

LA TOMBOLA 

La vente des billets doit précéder au moins d’un mois toute fête de quelque importance, elle est aussi un moyen de publicité qui porte d’excellents fruits. En réalité ma loi n’autorise les tombolas que dans de rares circonstances présentant des cas particuliers (fêtes de bienfaisance) mais elle admet le principe de bons de souscription d’une valeur unique et déterminée, émis à l’occasion et pour le financement d’une fête et donnant droit à un tirage gratuit des lots.

On conçoit que le placement de ces bons procure des ressources intéressantes, surtout si l’on admet le principe de dons bénévoles, en nature ou en espèces de la part d’amis, de sympathisants ou de fournisseurs.

Il y a deux façons de concevoir une tombola (nous conserverons ce mot, pour la clarté de notre exposé).

Pour faciliter notre démonstration nous tablerons sur un tirage de 5000 billets, ce qui représente une vente normale pour une fête d’importance moyenne. S’il s’agit d’une ville de 5 à 10000 habitants ce nombre peut même sembler un minimum. Par contre, il sera un maximum pour une localité de plus faible importance. Si ce chiffre dépasse la capacité d’achats d’une commune de 1000 habitants, on peut espérer qu’une publicité bien faite permettra le placement de billets dans les bourgs voisins (parents, amis, relations), ces derniers étant payés de retour quand ils organiseront leur propre fête.

La vente d’un billet par habitant est proportion normal en ville où d’autres fêtes précédées d’autres tombolas, sollicitent la même clientèle. En campagne par contre, où une seule manifestation de ce genre existe dans l’année, on peut tabler sur une moyenne de vente de 2 à 3 billets par habitant.

 

1° La Société organisatrice émet 5000 billets de souscription numérotés de 1 à 5000, d’une valeur uniforme de 10 Fr. chacun, donnant droit au tirage d’une tombola gratuite dotée de 50 lots (par exemple étiquetés de 1 à 50) par valeur décroissante. Les premiers lots sont des lots de prix (bicyclette, service de table, carillon, poste T.S.F, meubles, objets d’art) susceptibles de satisfaire tous les acheteurs quels qu’ils soient. Ces lots sont achetés par la Société. Comme il y a 50 lots (chiffre évidemment variable), le pourcentage de chance d’un acquéreur de billets est de 1/100 : c’est évidemment peu, mais la qualité des lots suppléant à la quantité, favorise la vente. On peut du reste en augmenter le nombre, par des objets de verrerie ou de bimbeloterie peu coûteux.

Pour composer les numéros des billets gagnants au moment du tirage, on procède de la façon suivante : Trois boites contiennent chacune dix jetons numérotés de 0 à 9 (pions de loto). On tire successivement un jeton par boite et on compose ainsi le chiffre des unités, celui des dizaines, et celui des centaines. Pour celui des mille (n’oublions pas que nous avons 5000 billets de tombola), des jetons numérotés de 0 à 4 dans une quatrième boite, suffisent évidemment.

 

2° Les 5000 billets émis sont réunis en carnets de 10 billets, contenant tous un numéro gagnant. Les carnets sont numérotés de 1 à 500, ce qui donne 500 billets numérotées de 1 à 10 chacune. Le même raisonnement s’applique à des carnets de 20 billets avec un numéro gagnant. Le nombre des lots est alors égal au 1/20 du nombre de billets émis.

 

Voici un projet de libellé de billets :

           

Ville de……………….

Dimanche…………….

Fête de Bienfaisance organisée par……………..

   Au bénéfice de…………………

 

BON DE SOUSCRIPTION DE 10 FRANCS

donnant droit au tirage d’une tombola gratuite.

 

Principaux lots : Une bicyclette, vase, glaces, articles de toilette, de ménage, de cuisine, etc…

En tout 500 lots d’une valeur de 30.000 Fr.

N° de la série…….                                        N° du billet………

Tirage de la tombola le……………………..

 

Le tirage de la tombola s’effectue ainsi. On aura au préalable, préparé un cahier réglé de la manière suivante :

Dans la série               Le billet                      Gagne le lot

        N°                           N°                                   N°

 

La première colonne est remplie à l’avance par les nombres de 1 à 500. Le tirage proclamera le numéro gagnant de la série (jetons numérotés de 1 à 10), le numéro du lot correspondant (jetons numérotés de 1 à 500). Les lots étant exposés dans l’ordre numérique, on les retrouve aisément en se rapportant sur le cahier témoin, quand un client se présente avec un numéro gagnant.

Cette façon de procéder à nos préférences, et nous voyons très bien un budget prévisionnel de tombola s’établissant ainsi :

 

    RECETTES                                                  DEPENSES

5.000 billets à 10 Fr.                          Achat de 10 beaux lots de 1.000 Fr.

Soit…50.000                                     de moyenne…                                   10.000

                                                           50 lots offerts par des amis

                                                           de l’œuvre (ce chiffre est

                                                           un minimum).

                                                           Achat de 100 lots

                                                           à 50 Fr . ……….                    5000

                                                           Achat de 290 lots

                                                           à 30 Fr. l’un …                       8.700

                                                           Achat de 50 lots bimbe-

                                                           loterie à 6 Fr. ….                    300

                                                           Impression et frais

                                                           Divers             ………….                  1.000

                                                                                                         25.000

 

Ce qui  laisse un bénéfice de 25.000 Fr. laissé par la tombola.

 

 

Principes de Vente des Billets (faire précéder cette vente d’une publicité verbale et écrite). C’est le stade le plus productif qui doit permettre de liquider la moitié, sinon les deux tiers des billets émis. La fièvre d’achat des premiers jours va d’ailleurs tomber assez vite, il faudra la réanimer.

Huit jours avant la fête, les lots seront exposés chez un commerçant bien achalandé, dont la vitrine flatte l’œil, et de ce fait, fera ressortir la valeur des lots et les chances sérieuses des acheteurs. Un dépôt de billets est constitué chez le commerçant en question, et la vente reprend.

Le jour de la fête, un stand spécial, la permanence par exemple) offrira au public les billets invendus et des vendeuses (si possible costumées se disperseront dans la foule et placeront les derniers billets.

 

PAVOISEMENT      

Pour créer une ambiance joyeuse dans la localité, la plus riche décoration serait obtenue par les habitants, grâce à la mise à leur disposition de guirlandes, drapeaux, écussons, lampions, adressés à condition à un responsable du comité par un fournisseur spécialisé. Ce responsable organisera la distribution le matin même de la fête et favorisera ainsi l’émulation.

 

INSIGNES ET DECORATIONS 

Ne pas oublier de prévoir la vente d’insignes et décorations de formes et d’aspects les plus divers qui offre un réel avantage pécunier pour les organisateurs. Cette vente peut se faire soit le long du parcours du défilé s’il en existe un, soit à l’intérieur de l’enceinte de la fête. Pour vendre ces insignes de la journée, de jeunes et gracieuses vendeuses devront épingler d’office cet insigne, et en réclamer le prix de 2 ou 3 euros accompagné d’un large sourire.

 

10° COMPTABILITE 

La comptabilité générale de la kermesse est faite par le trésorier qui est responsable. Les factures et notes à payer seront toutes centralisées et réglées par le trésorier.

Les recettes diverses (entrées, comptoirs, stands) sont groupées par le trésorier à la fin de la journée.

 

Le terrain et l’entrée d’une kermesse se prêtent toujours au montage d’un arc de Triomphe. Il faudra l’orner de guirlandes de papier, de fleurs artificielles ou naturelles et de branchages. Pour la fête de nuit, prévoir une installation de lampes multicolores. Au cas où cet Arc de Triomphe serait érigé sur une voie publique il faudra demander l’autorisation aux ponts et chaussés.

 

11° SERVICE D’ORDRE 

Il sera sage dans toue fête importante de prévoir un service d’ordre, à ce sujet prévenir la police locale ou la brigade de gendarmerie.

 

12° LA PERMANENCE 

La permanence est le poste de commandement de la fête, en même temps que son agence de renseignements. Elle aura son installation matérielle, table avec tiroir-caisse, chaises, bancs, etc…

Dans un stand de 3 mètres, de façade, facilement accessible et sobrement décoré (photo de l’œuvre et de ses réalisations, panneaux du syndicat d’initiative local, affiches de propagande, etc…).

On y recevra au besoin les invités, les officiels. Les commissaires des stands seront sûrs d’y trouver à tout moment le responsable de la fête ou son adjoint. On y vendra des billets de tombola dont les principaux lots seront exposés sur des étagères, on y distribuera les prix des concours, on y aura une réserve de monnaie pour les comptoirs, on y centralisera les produits des ventes de tous les stands.

 

Ce sera aussi :

–          un bureau des objets trouvés.

–          Un poste de secours avec pharmacie pour soins d’urgence.

–          Un poste de renseignements par pick-up : consignes, avertissements, annonces, réclames, toutes indications en un mot se rapportant à la fête et à son déroulement.

 

13° MATERIEL 

Les organisateurs ont un réel intérêt à louer le gros matériel (tentes, bâches, piquets, sièges, gradins) à des maisons spécialisées pour cette location.

 

14° DECORATION DES STANDS 

La décoration la plus belle et la plus originale sera obtenue avec des motifs décoratifs de papier de couleurs vives. On peut employer à cet usage, soit le papier crépon, soit le papier serpente, l’un et l’autre se prêtant à toutes les fantaisies (rubans, festons, plissés, fronces, fleurs). Disposées avec goût, fleurs artificielles ou naturelles et verdure alterneront pour la plus grande joie des yeux et donneront un air de gaîté et de vie propre à chaque stand. Chez les commerçants spécialisés en articles de fêtes, on trouve, outre le papier crépon et serpente, un grand choix de matériel décoratif de complément qui contribuera à donner aux stands un aspect accueillant.

 

15° COSTUMES 

Si l’on organise un défilé, ou si l’on utilise un thème de fête à caractère historique ou folklorique, il faut prévoir soit la confection de costumes en papier crépon qui offrent l’avantage d’un prix de revient modique mais qui par contre sont fragiles, soit la location de travestis d’un caractère plus riche à des costumiers spécialisés.

 

16° DEFILE ET LES CHARS 

Le but immédiat des organisateurs est d’attirer la foule la plus dense possible sur le lieu même de la fête car les recettes seront en fonction du nombre des spectateurs. Le meilleur moyen d’attirer cette foule, est d’organiser un défilé qui fixera sur son passage, un grand concours de population disposée ensuite à suivre le cortège costumé, pour se rendre dans l’enceinte même des attractions et des divertissements.

Pour ne pas être pris au dépourvu à la dernière minute, il faudra prévoir un service d’ordre actif et sévère à l’entrée du terrain, afin de canaliser l’affluence massive, bruyante, et parfois resquilleuse qui va se précipiter aux guichets de vente des billets et au contrôle.

 

PRINCIPES GENERAUX 

Qu’il se nomme cavalcade, défilé d’enfants, cortège costumé, rétrospective historique, retraite aux flambeaux, un défilé doit être avant tout, un plaisir pour les yeux. Nous ne mentionnons la retraite aux flambeaux que pour mémoire, elle ne s’applique en effet qu’à la fête de nuit, qu’elle précédera toujours avantageusement, car les accents d’une musique entraînante et dynamique accompagnée de flambeaux, de rires, de chants, de cris, et de remous joyeux, agit favorablement sur un public qui aime cette ambiance de vie bruyante et d’ébats nocturnes.

La composition, l’ordonnance et la présentation d’un défilé doivent être impeccables. Nous y voyons en tête une musique, harmonie, fanfare ou clique dont les joyeux accents seront un vibrant appel au public. Il est toujours possible, si  la localité ne possède pas d’ensemble musical, de solliciter quelque musique locale voisine qui, en général, ne demande qu’à se produire et dont tous les frais (voyage, rafraîchissements) seront remboursés. Si l’on se trouvait dans l’impossibilité d’obtenir le concours de la Société sollicitée, on pourrait demander celui d’une voiture publicitaire avec haut-parleur, ou prévoir des chants et chœurs de circonstance parmi les groupes du défilé.

Puis viendront les divers groupes différemment costumés, autonomes, mais sui seront composés suivant un thème général unique. Chaque groupe sera mis en valeur par une disposition adéquate et selon un alignement rigoureux. Il sera nettement dégagé de celui qui, le précède et de celui qui le suit (intervalle minimum de 10 mètres). Une pancarte ou banderole en tête du groupe, portée par un ou plusieurs figurants expliquera sommairement la scène évoquée ou symbolisée. Enfin un responsable l’accompagnera, le dirigera et veillera à sa bonne tenue. Pour créer une émulation certaine entre les différents ensembles, on peut organiser un concours de présentation individuelle, jugé par un jury avec prix en espèces. Le défilé qui à nos préférences et qui est le plus susceptible de plaire est le défilé d’enfants, et c’est de lui surtout que nous allons parler. Cependant les idées que nous allons émettre peuvent fort bien être transposées sur le plan adulte et devenir le thème de cortège plus ample, plus spectaculaire, plus copieux, mais pas nécessairement mieux réussi. De plus, par les enfants, on intéresse la famille entière qui joue ainsi un rôle actif, qui veut voir, comparer, détailler, admirer, et finalement participer à l’enthousiasme collectif. La fierté des parents bien légitime d’ailleurs, leur désir de paraître, est un mobile précieux pour les responsables d’une fête d’enfants. Et si le défilé a des prolongements scéniques dans l’enceinte de la fête, on y sera automatiquement conduit, réalisant ainsi le vœu même des organisateurs.

Pour présenter un intérêt certain, un défilé doit former un tout homogène et être conçu suivant une pensée directrice.

 

Voici quelques thèmes parfaitement réalisables accessibles à tous les publics, autour desquels il est possible de grouper un nombre variable d’acteurs (selon les disponibilités locales), et susceptibles de rallier les suffrages du plus grand nombre.

 

QUELQUES THEMES DE DEFILES 

I. La Rondes des Mois et des Saisons

 

Trois réalisations possibles : 

1° La Ronde des Saisons.

2° La Ronde des Mois.

3° La Ronde des Mois et des Saisons.

 

Les chants abondent qui peuvent accompagner de tels cortèges et en souligner le caractère évocateur.

 

1° La Ronde des Saisons : Elle convient particulièrement aux écoles rurales, aux communes de faible importance, partout où les disponibilités numériques enfantines sont limitées :

 

Le Printemps : Enfants costumés en fleurs, oiseaux, insectes et la Fée Printemps.

 

L’Eté : La moisson et les moissonneurs. La juxtaposition des trois couleurs du champ de blé, bleuet, reine-marguerite et coquelicot, conduit automatiquement à l’idée du 14 Juillet, le 14 juillet : les vacances.

 

L’Automne : Rentrée des classes et cueillette des fruits.

 

L’Hiver : Noël, les veillées, les sports.

 

2° La Ronde des Mois : Elle comporte un cortège évocateur des mois de l’année par groupes costumés dans l’ordre chronologique de ces mois, de Janvier à Décembre. Nous voyons très bien ce défilé se présentant sous la forme concrète suivante, avec pancarte explicative appropriée, précédant chaque groupe. En tête : L’année qui meurt et l’année qui naît (jeune fille costumée en vieille femme donnant la main à une petite fille).

 

Janvier : Le Sport qui réchauffe (groupe de sportifs). La présentation d’un groupe viril est une nécessité en tête d’un défilé.

 

Février : Le Carnaval et ses masques.

 

Mars : Bonjour printemps (violettes, oiseaux, insectes)

 

Avril : Gai gai marions-nous (noces paysannes).

 

Mai : Mois des fleurs (bouquet symbolique de fleurs multicolores).

 

Juin : Son groupe de faneurs et de faneuses.

 

Juillet : La Fête Nationale (Marianne et Sans-Culottes, Pétards et Lampions).

 

Août : Les plaisirs de la plage.

 

Septembre : Ses cueillettes.

 

Octobre : La rentrée des classes.

 

Novembre : Les  veillées

 

Décembre : Noël et le sabot de Noël.

 

Le char symbolique représentant les saisons se donnant la main, fermera le défilé. Ce sera en quelque sorte la synthèse de l’ensemble et la figuration de la continuité du temps qui s’écoule, à un rythme égal, comme le sable du sablier.

 

3° La Ronde des Saisons et des Mois : Le cortège est plus spectaculaire avec des chars évoquant les saisons (précédés des mois qui les composent).

Voici quelques suggestions pour les chars :

– Printemps : Le char du Renouveau (des fleurs artificielles courent partout en guirlandes aux couleurs vives sur un fond de verdure). Prince Charmant éveillant la Princesse Nature. Enfants costumés en fleurs, en insectes, en oiseaux.

 

– Eté : Le char de la Moisson avec groupe de moissonneurs et de moissonneuses, gerbes, outils, cruches, etc…Fleurs de trois couleurs évocation symbolique du 14 Juillet et du drapeau.

 

– Automne : Le char des Vendanges : Raisins en carton découpés, coloriés et fixés à des branches de vignes, tonneliers et futailles, cuveaux et pressoir, vendangeurs et vendangeuses, paysans attablés : « Le Vin réjouit le cœur de l’Homme ».

 

– Hiver : Le char de la Veillée symbolique autour du foyer (d’un foyer en carton pâte) avec la figuration de tout ce qu’elle comporte d’acteurs, de matériel, de jeux, de travaux…

 

Ainsi est évoqué en fresques vivantes et colorées, le rituel déroulement des mois et des saisons.

 

II Chansons et Danses des Provinces de France 

Ce thème n’est pas nouveau. Il offre l’avantage de permettre tous les développements possibles et il présente un caractère spectaculaire indéniable, toujours fort goûté du public. Il est indispensable de faire évoluer par couples (garçons et filles, ou jeunes gens ou jeunes filles) les acteurs d’un tel ensemble. Voir se dérouler sous un soleil éclatant en cortège pittoresque et gracieux, la curieuse mosaïque des costumes si divers, si seyants de nos provinces, est un spectacle d’art, de goût, et de délicate poésie. Personne ne reste insensible à cette présentation éminemment française et si richement évocatrice.

La location des costumes présente l’avantage d’offrir aux spectateurs des ensembles homogènes d’une rigoureuse exactitude. Il nous souvient lors d’une fête exécutée sur ce thème, d’un groupe curieux de petits bretons et bretonnes d’une extraordinaire puissance d’évocation par la richesse des costumes, l’extrême variété des couleurs, et par la vérité humaine qui se dégageait de l’attitude des jeunes exécutants.

Si on choisi de préférence, des provinces ayant un caractère régional très nettement marqué, on sera automatiquement conduit à la présentation sur le terrain, l’après-midi, d’un programme chorégraphique et artistique dont le succès auprès du public sera assuré. Voici quelques suggestions quant à la composition des groupes, des chants, et des danses.

 

Alsace : Couples d’Alsaciens et d’Alsaciennes au symbolique ruban de moire et aux jupes à galon de velours

Chants d’Alsace

 

Poitou : Noce paysanne Poitevine aux costumes d’autrefois

Présentation du groupe par la chanson « La Mariée »

 

Normandes avec châles, mantes, blouses et coiffes.

 

Les Sables d’Olonne : Sablaises à jupes courtes et plissées et bonnets de dentelle, et marins escortant un bateau à voile sur roue.

Chants de Marins

 

La présentation successive des groupes au public aura lieu sur un podium de 8 m sur 6 m. élevé d’un mètre environ, et placé dans un endroit où il sera visible sans effort, de tous les spectateurs. Le podium décoré de drapeaux et de verdure, comportera seulement une toile de fond qui s’ouvrira pour le passage des jeunes acteurs, au fur et à mesure du déroulement des exercices. Il sera nécessaire de prévoir à l’arrivée du défilé, une place pour les différents groupes, de telle façon que chacun d’eux se trouve à pied d’œuvre quand l’heure sera venue, de paraître en scène.

 

Auvergne : Auvergnats en veste courte et chapeau plat à ruban, et Auvergnates en tablier et coiffe avec son serre-malice.

Bourré d’Auvergne

 

Bretagne : Bretons et Bretonnes au costume légendaire.

Gavotte Bretonne

 

Savoie : Ramoneurs et Savoyardes, ceinture et tablier de couleurs voyantes et bonnet rond.

Ronde Savoyarde

 

Provence : Couples de toréadors et d’Arlésiennes, corsage noir et fichu blanc. Coiffe minuscule au sommet de la tête.

Farandole Provençale

 

Pays basque : Basque en veste courte, écarlate, culotte courte et nouée, espadrilles, gilet blanc, ceinture bleue. Basquaises en jupe courte et châle de laine.

Fandango Basque

 

Les recueils de musique et de danses que nous avons en dépôt, donneront la musique appropriée aux évolutions intéressant chaque province.

Pour donner à la fête une unité de conception et d’exécution encore plus complète, on envisagera, pour la kermesse, des comptoirs de vente offrant les produits les plus caractéristiques de chaque région (à la condition que leur écoulement en semble possible) : crêpes bretonnes, cidre de Normandie, marrons d’Auvergne, sardines des Sables-d’Olonne, fruits de Provence, espadrilles basques, vin blanc d’Alsace.

 

III La Ronde autour du Monde 

Le principe en sera le même. Les costumes et airs nationaux (anglais, tyroliens, russes, italiens, espagnols, chinois, cow-boys, américains, etc…) remplaceront les costumes et chansons des provinces françaises. Le sujet en est tellement vaste et varié que la fantaisie et l’imagination des organisateurs pourront s’y donner libre cours.

Les évolutions prévues sur le terrain pourront se terminer par une farandole générale groupant tous les petits participants et symbolisant la fameuse « Ronde autour du Monde ».

 

IV Les Métiers ou bien la France au Travail 

C’est un des thèmes les plus faciles à réaliser et qui plaira le plus à un public moyen (à la campagne surtout). On pourra faire la discrimination entre les métiers de la ville et ceux de la campagne, entre les métiers disparus et les métiers actuels, avec anticipation possible sur l’avenir.

Les enfants apporteront comme toujours dans ce cortège familier et vivant, la note de jeunesse, de candeur, de vérité qui plait toujours.

Voici comment nous concevons l’ordonnance d’un tel défilé :

 

Rétrospective historique du Travail

– Paysans et défricheurs du Moyen âge.

– Marchand et baladins.

– Soldats mercenaires et moins laboureurs.

– Corporations et ouvriers portant les emblèmes de leur profession.

– Compagnons du Tour de France.

 

Les Métiers actuels 

– Jardiniers poussant des brouettes chargées de légumes et de fruits, et jardiniers portant au bras des paniers d’osier, remplis comme des cornes d’abondance.

– Charbonniers et ramoneurs aux noirs visages, puis meuniers enfarinés (contraste humoristique) aux chefs coiffés du bonnet de laine précédés du traditionnel petit âne cher à Maître Corneille.

– Couturières, lingères, ménagères et laveuses avec leurs ustensiles domestiques.

– Armée des artisans des champs et de la ville. Laboureurs, semeurs, faucheurs, moissonneurs, laitiers, vignerons, maçons, la truelle en main, peintres en blouse blanche et l’échelle au dos, charpentiers, menuisiers, forgerons, bouchers et charcutiers, avec leurs attributs professionnels, coiffeurs au rasoir démesuré, cuisiniers et leur marmitons.

– Pêcheurs avec leurs filets accompagnant un bateau, pêcheurs à la ligne à l’innocent bagage. Marins de « C’est nous les gars de la Marine ».

– Nos protecteurs : Infirmières de la Croix Rouge et soldats du feu (pompiers).

– Occupations occasionnelles : chasseurs, aviateurs, coureurs du tout de France, footballeurs et sportifs.

– Fonctionnaires en uniforme : la gare et ses employés, la poste et ses facteurs, soldats et douaniers, gendarmes, croquemitaines.

 

Char symbolique. 

Synthèse de la France travailleuse (jeune fille aux trois couleurs accompagnée d’un petit groupe en costumes provinciaux). Sur ce même char quelques scènes séparées a peu de personnages évoquant diverses activités manuelles ou intellectuelles : savant dans son laboratoire, forgeron dans sa forge, etc…

 

Il est bien entendu quand dans la pratique l’énumération précédente peut au gré des organisateurs, être complétée ou abrégée, selon les disponibilités locales, tout en conservant au défilé ainsi conçu et présenté, son caractère évocateur des métiers de France.

 

V. Jeux et Jouets

 Cet ensemble vivant doit susciter un intérêt passionné, aussi bien de la part des enfants appelés à y participer que de la part du public qui en comprendra aisément l’harmonieux déroulement.

En tête présentation, d’un immense catalogue de jouets (carton ou contreplaqué) placé sur un char aux couleurs vives ou porté par plusieurs enfants déguisés en jouets dont chaque page sera une évocation.

 

1re Page : Les Poupées : (exécution facile se prêtant à de gracieuses initiatives) groupes à pied (poupées et petites mamans), ou char avec poupées vivantes couchées dans leur boites inclinées, de toutes dimensions.

 

2e Page : Les Pantins : Nous groupons sous ce vocable :

– Pierrots, Colombines et Arlequins

– Guignol et ses amis ; Diable et gendarme ;

– Pantins et clowns aux gestes saccadés ;

– Gymnastes et infirmières ;

– Soldats de plomb (en uniforme Piou Piou 1900)

et cantinières.

 

3e Page : La Fantaisie

– Avions et Aviateurs ;

– Pompiers et leur pompe miniature ;

– Tambours, trompettes et clairons ;

– Musiciens avec instruments de carton, difformes, énormes et grotesques ;

– Ouvriers et leurs outils ;

– Cow-Boys, Indiens, Scouts ;

– Masques de Mardi-Gras.

 

4e Page : L’Arche de Noé :

Char ou ensemble comportant des enfants costumés en animaux de toutes sortes, renard ou papillons, coccinelles ou chats-bottés, etc…

 

5e Page : Cartes et Dames :

Le jeu de cartes avec 32 participants, portant des cartes dessinées en papier cartonné (poitrines et dos en forme de chasubles). Les 20 pions noirs et les 20 pions blancs du jeu de dames. (Il est possible d’accroître l’intérêt du spectacle en combinant sur les lieux de la fête (prairie) une partie de dames entre antagonistes, avec les pions vivants du défilé, évoluant d’un coup de sifflet sur un douanier préalablement tracé à la chaux).

 

6e Page : Autres jeux de Société :

Dominos conçu comme les cartes ci-dessus.

– Echecs et pièces du jeu en costumes ;

– Jeu de l’Oie (fermières et oies vivantes) ;

– Nain-Jaune ;

– Dés gigantesques en carton ;

– Cerfs-volants.

 

7e Page : Les Livres :

Evocation des contes de Perrault, des fables de la Fontaine, des personnages de la Comtesse de Ségur, de Jules Verne ou de Walt Disney (Mickey, Donald, Poppey,…).

 

Toute latitude dans ce domaine est laissée aux organisateurs pour donner à ce groupe, soit le motif d’une simple et brève évocation, soit une démonstration plus ample et plus complète.

 

On peut même, la chose est parfaitement réalisable et permet un développement très spectaculaire, placer sous l’égide de La Fontaine ou de Perrault, deux thèmes de défilés que nous appellerons :

 

VI. « Les Fables de La Fontaine »

Ou

« Au Temps où les Bêtes parlaient »

 

VII « Les Contes de Perrault »

Ou

« Au domaine du Merveilleux »

 

Comme dans l’évocation précédente des jeux, on peut faire précéder chacun de ces cortèges, d’un livre gigantesque et symbolique, dont chaque page effeuillée est vraie, c’est à dire chaque groupe d’enfants costumés, sera une fable ou un conte aux personnages vivants, évoluant dans le cadre du sujet traité par le fabuliste et le conteur.

 

VIII. Les Sports 

Lorsque le sujet fut traité au cours d’une fête scolaire d’été, la crainte de la monotonie des costumes s’empara au début, des organisateurs ; mais elle s’évanouit rapidement au fur et à mesure de la préparation, grâce à l’initiative des responsables des groupes et à la bonne volonté des parents. L’ensemble présentait une fraîcheur, une variété, une tenue si parfaite, que le public fut enthousiasmé et le manifesta bruyamment tout au long du parcours.

 

Voici l’ordonnance que nous suggérons pour un tel cortège :

–          Les Jockeys : Enfants avec toques et casaques de couleurs vives et variées.

–          La Natation : Jeunes nageurs et nageuses en costumes de bain actuel précédés d’une évocation humoristique des costumes de bain 1900.

–          La Pêche : C’est l’armée pacifique des pêcheurs à la ligne, avec leur attirail traditionnel.

–          La Pelote Basque : Adultes au costume basque avec ceinture et béret rouges, armés de la chistera.

–          Le Jeu de Boules : Boules, de fer et de bois alternant en quadrettes viriles.

–          Le Rugby : C’est la disposition classique de l’équipe de rugby, en maillot sur le terrain (dossards de 1 à 15). Si l’on incorpore un demi de mêlée minuscule à côté de trois-quarts puissants, on donnera à ce groupe un caractère comique qui plaira aux spectateurs.

 

 

 

–          La Boxe : Enfants costumés en boxeurs, avec gants réglementaires et le nom de champions connus mentionné sur les peignoirs bariolés.

–          Les Poids : Costumes noirs d’athlètes. Les poids et altères seront évidemment très légers (ballons gonflés par exemple) malgré leur apparence respectable en volume et en poids (poids marqués : 100 kg, 200 kg).

–          Le Cyclisme : Avec des figurants nombreux ce sera un groupe vivant, coloré, sympathique, ambiance tout de France, avec maillots, dossards et autres accessoires.

–          Le Tennis : Chemisettes et pantalons blancs, raquettes à la main.

–          Le Football : Les onze joueurs avec maillots de la société locale, seront disposés suivant leur place sur le terrain.

–          Le Patinage : Patins aux pieds, patineurs et patineuses évolueront en gracieuses arabesques.

–          La Chasse : Le groupe cher à Tartarin de plaisante mémoire. Si l’on y ajoute un énorme lion en carton, monté sur roulettes, entouré de nemrods à l’allure décidée, on créera l’ambiance joyeuse et romanesque qui déridera le public.

–          L’Escrime : Groupe viril en costumes blancs collants au corps, avec gants, masques, plastrons et fleurets.

–          La Danse : Aimable groupe léger et vaporeux en tutus blancs.

–          Le camping : Scouts avec leur barda, leurs chansons et leurs joies.

–          L’Athlétisme : (perche, saut, poids, disque). Ce groupe a l’avantage de réunir les jeunes athlètes en blanc qui n’ont pu trouver place dans les autres groupes.

–          Le Char de la Reine des Sports : Synthèse de l’ensemble avec ses athlètes et ses ballerines, accessoires de tous les sports rassemblés en grappes suggestives. Une telle variété de groupes athlétiques permet ensuite, sur le terrain, au gré et suivant l’initiative des organisateurs, l’exécution de mouvements d’ensemble, évolutions, danses, matchs, ou démonstrations spectaculaires, qui constitueront le programme scénique de l’après-midi.

 

IX. Vieux Airs Populaires 

Ce défilé typiquement classique et français, vivant, aux couleurs relevées, variées et pittoresques, plaira à l’œil par les teintes chatoyantes, et à l’oreille par la variété des chants interprétés. Il aura son prolongement logique dans la partie spectaculaire de l’après-midi, où chaque ensemble chantera et mimera tour à tour sur la pelouse, ou mieux sur un podium, l’air populaire qu’il aura mission de présenter au public. L’énumération ci-après n’est donnée qu’à titre purement indicatif, il sera loisible aux organisateurs d’ajouter d’autres chansons ou d’en retrancher, selon les goûts et les possibilités.

Voici ces chants groupés chronologiquement.

Chaque pancarte annonçant les chants pourra mentionner le siècle où ils auront été composés et vulgarisés.

 

XVIe Siècle 

Au clair de la Lune : Pierrots avec plume d’oie fixée au bonnet, et colombines. Enormes croissants de lune.

 

J’ai du Bon Tabac : Gigantesque tabatière entourée de paysans avec mouchoir à carreaux de meuniers, etc…

 

1709

 

Malbrough s’en va en guerre : La scène classique du départ pour la guerre. Tambourg. Malbrough et sa suite, soldats et fiancées pleurant.

 

XVIIIe Siècle

 

Il était une Bergère : Scène comique avec la bergère en colère, son bâton et son chien.

 

La Boulangère a des Ecus : La boulangère et son sac d’écus, mitrons et chalands…

 

Compère Guilleri : Scène comique de chasse avec piqueurs et cors, chasseurs, chiens et gibier (en carton).

 

Sur le Pont d’Avignon : Beaux messieurs et belles dames.

 

Frère Jacques : Clochettes et moinillons.

 

Fin XVIIIe siècle

 

Le Bon Roi Dagobert : Le Roi et sa suite. Saint Eloi et ministres.

 

1792

Il Pleut Bergère : Bergers, bergères, moutons enrubannés, parapluies de fantaisie.

 

1800

Cadet Rousselle : Sa suite où tout est groupé par trois : Trois chiens, trois chats, trois garçons, trois filles, trois amants, trois oiseaux en cage, etc…

 

Fanfan la Tulipe : Scène militaire avec soldats de Napoléon et cantinières.

 

1919

La Madelon : Cette chanson n’est pas une chanson populaire. Elle caractérise pourtant assez bien une époque, pour avoir sa place dans un cortège de chants populaires. Scène militaire s’opposant comme figuration, à la précédente où Madelon, en petite voiture décorée de verdure et de fleurs, verse à boire aux poilus qui s’empressent autour d’elle.

 

Char de la Vieille Chanson Française : Avec sa Reine de la chanson de France et ses suivantes, en costumes XVIIe siècle, pages, bergers, bergères, gardes françaises, etc…chantant « Ronde Française » de Paul Pierné. On peut aussi faire figurer dans ce char, en synthèse du défilé, un délégué de chaque chanson évoquée : Pierrot, Chasseur, Soldat, Bergère, etc…

 

X. Hier et aujourd’hui 

Ce cortège dont nous donnons ici une ébauche peut être indifféremment présenté, soit pas des enfants, soit par des adultes. Il est susceptible de développements différents suivant son cadre ou son public (ville ou campagne). Ainsi la présentation comparée des projets de la technique rurale, qui s’impose à la campagne, n’aura pas sa place dans un cortège citadin. Les organisateurs d’un tel défilé auront donc toute latitude de le composer selon leurs idées, leurs goûts, leurs possibilités, pour la plus grande satisfaction du public.

Les scènes énumérées ci-après peuvent indifféremment être reproduites à la ville ou au village. On peut aussi faire cheminer côte à côte les évocations passées et présentes, traitant le même sujet, ou mieux, les alterner, le passé précédent le présent ; à condition qu’une mention manuscrite situe dans le temps chaque ensemble, afin que le public comprenne et apprécie sans effort.

 

La Mode (cette scène peut être une rétrospective ample ou abrégée des costumes typiques d’époques différents).

 

 

Costumes 1840                                                          Mode actuelle

Type : Florestan et Véronique

Mode 1900

 

Gai Gai Marions-nous.                                            Mariage 1950 (auto de la mariée décorée

Noce paysanne 1880 (violoneux, couples,                de blanc), cortège à pied.

Rubans, etc…).

 

La Danse. Marquis et marquises du grand               Ballerines 1950

Siècle. Bergers et Bergères d’opérette

 

On peut recréer les personnages d’un ballet de Molière, du Bourgeois gentilhomme par exemple. Ce sera ensuite (spectacle d’art et de goût) l’évocation successive de danses de diverses époques sur un podium disposé sur le terrain de la fête, allant pas exemple du menuet Louis XIV aux évolutions sportives d’un ballet contemporain, en passant par le quadrille cher à nos grand’mères.

 

Le sport : Vélocipède 1900 et premiers                   Tour de France 1950. Voitures de tourisme

Vélos. Tilbury 1900 avec grisettes et étudiants        1950. Canoës. Cycles. Cars. Scouts et

Genre « Vie de Bohème ». De Dion 1900                campeurs. Costumes de bain actuels.

Avec automobiliste en costume d’époque.

Baigneuses 1900

 

L’Armée : Soldats de l’Epire et cantinières             Aviateurs et motorisés 1950. Parachutistes

De « Fanfan la Tulipe ». Soldats de « En                 Radars. Pompiers, gendarmes motorisés

Revenant de la revue », et public bon enfant                       1950

Marchand bras dessus avec les soldats

 

Chansons : Evocation d’une chanson de la fin         Edith Piaf et les compagnons de la chanson

Du XIXe siècle, moissonneurs et moissonneuses     Jazz 1950.

Dans « La chanson  des Blés d’Or ».

 

La Santé : Médecins et apothicaires de Molière.     Médecins et infirmières (Croix-Rouge

                                   d’aujourd’hui).

 

L’Artisanat : Corporations et ouvriers portant les   Métiers actuels ou nouveaux. Coiffeurs.

Emblèmes de leur profession. Les métiers                Mécaniciens. Cheminots et facteurs.

Disparus : fileuses et tisserands. Meuniers et ânes    Artistes et techniciens. Artisans du Cinéma

Diligences et postillons. Garde-champêtre et

Bergères. Compagnons du Tour de France, avec

Leur baluchon sur l’épaule et leur canne rubanée.   

 

 

L’Instruction : Autrefois : vestes courtes, bonnets Ecoliers d’aujourd’hui. Vestes courtes,

De laine ou casquettes à rabats. Sabots, bûche sous tabliers clairs, bérets. Sac au dos et serviette

le bras avec leurs magisters, lévite, bésicles et sous le bras. Candidats scolaires et leurs fantaisies

plume d’oie à l’oreille.                                               (monomes, rubans, cris, etc…). Etudiants du

                                                                                  quartier latin.

 

Chars : Une veillée à la chaumière ou guinguette    La Fée Electricité et ses suivants : l’industrie,

1900 (avec accordéon).                                             La cuisine, le ménage, la T.S.F., etc…

 

Nous venons d’énumérer et de développer quelques thèmes de défilés d’enfants. Ce genre de défilé a pour objet d’intéresser et d’associer toute la population à la réussite, sous l’égide de la bienfaisance, d’une fête de plein air d’été. Adapter l’ordonnance de des défilés à des groupes d’adultes (garçons et filles) est chose facilement réalisable.

 

Voici d’autres projets de défilés et cavalcades :

 

X. Les Fleurs 

Deux conceptions :

a) Défilé                                  b) Cavalcade

 

a)      Défilé d’Enfants : Ne choisir que des fleurs aux couleurs vives et aux caractères nettement déterminés. Les teintes choisies (chaperon, corsage, jupe) s’adapteront aux couleurs mêmes de la fleur et si possible à sa forme (par exemple jupe en pétales). De plus, chaque participant portera à la main, ou mieux fixée sur le côté droit de la poitrine, une fleur artificielle très grosse et très voyante. Enfin chaque groupe sera précédé d’une pancarte indiquant la fleur symbolisée, ou bien d’une énorme fleur stylisée, ou d’un bouquet, gerbe, ou guirlande, réalisée avec la fleur en question (fleurs artificielles).

 

Voici une proposition d’ordonnance d’un tel défilé :

 

Groupe de Jardiniers ou Horticulteurs avec les outils de la profession, brouettes, arrosoirs, râteaux, sécateurs, pelles de jardin, paniers pleins comme des cornes d’abondance.

 

Les Fleurs Bleues : Le myosotis bleu clair. La glycine et ses guirlandes.

 

Les Fleurs Blanches : Marguerites ou pâquerettes au cœur d’or. Le muguet (avec grelots et clochettes).

 

Les Fleurs Jaunes : Les boutons d’or, fleurs sauvages. Le souci ou le soleil (énormes, au cœur noir).

 

Les Fleurs Rouges : Géraniums groupés en un massif vivant. Pivoines.

 

Les trois Couleurs du drapeau (évoquées en profondeur) : Bleuets, Marguerites, Coquelicots.

 

La Reine des Fleurs : La Rose : avec énormes roses rouges, piquetant un feuillage artificiel ou tombant d’une gigantesque corbeille inclinée dans un char clôturant le cortège.

 

b)      Cavalcade : Projets de Chars

 

Char entouré d’une palissade à claires-voies où évoluent jardiniers et horticulteurs portant ou utilisant les outils de la profession : pelles, sécateurs, râteaux et arrosoirs, brouettes et paniers.

 

Massif de Fleurs : soit fleurs artificielles groupées dans un massif fantaisie aux couleurs vives s’opposant les unes aux autres, soit fillettes costumées de roses rouges, jaunes, etc…, et serrées à la façon des fleurs d’un massif.

 

Chapeau 1900 : Immense, gigantesque, avec son parterre de fleurs, tel que nos grand’mères le portaient à la fin du siècle dernier.

 

La Vie en Fleurs : Groupe de tout petits (4 à 6 ans) dans un char décoré de verdure et de fleurs.

 

La Tisane des Quatre-Fleurs : (Pied de chat, coquelicot, pas d’âne, bourrache) : Quatre fillettes personnifiant quatre fleurs tournent autour d’un énorme pot, vas ou mortier d’officine pharmaceutique, placé au centre du char avec groupe d’apothicaires autour.

 

Le Lys et les Rois de France : Roi et Reine de France et leur cour (costumes d’époque).

 

Le Langage de la Marguerite : Un peu, beaucoup, passionnément. Marguerites vivantes effeuillant des marguerites avec grosse fleur au centre.

 

Le trois Couleurs du Drapeau : symbolisées par trois groupes d’enfants costumés en fleurs, bleuets, marguerites, coquelicots.

 

La Reine des Fleurs : La Rose : La reine de la fête (jeune fille avec demoiselles d’honneur) dans le char de la Reine des fleurs : La Rose : Grosses roses rouges artificielles piquetées dans la verdure ou tombant d’une énorme corbeille renversée (à la façon d’une corne d’abondance).

 

Remarques :

 

1)      Des groups d’enfants ou de jeunes filles en « fleurs » peuvent suivre chaque char à la manière du défilé précédent.

2)      Se chaque char seront lancés sur la foule des pétales de fleurs (si la provision est insuffisante, compléter avec les confettis et serpentins) afin de créer cette ambiance communicative de joie et de bonne humeur, indispensable à toute fête.

 

XII. La Locomotion à travers les âges 

1)      Le Juif errant (le premier marcheur solitaire du monde) : barbe broussailleuse, lévite, gourde, escarcelle, bâton.

2)      Le Char Romain des jeux du Cirque.

3)      Un Roi fainéant dans son char à bœufs.

4)      Croisés à pied de la première croisade (groupes à pied ou pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle) ou les Rois mages venant à pied de leur lointain voyage oriental.

5)      Don Quichotte et Sancho.

6)      La Châtelaine du lieu (du pays où a lieu la cavalcade) dans sa chaise à porteurs.

7)      Carrosse du Grand Siècle et Seigneurs costumés (ou le carrosse du Marquis de Carabas).

8)      Le Petit Caporal (Napoléon Ier) et son état major sur les routes d’Europe (groupes à cheval).

9)      La Diligence (le courrier de Lyon) : Robes à paniers et redingotes du temps de Louis-Philippe).

10)   Le Train de 1840 et ses wagons découverts (voyageurs debout avec leurs parapluies).

11)  La Bicyclette : Premier vélocipède, cyclistes 1900 (chapeau de paille, jupes culottes).

Coureurs du « Tour »

12)  Voitures à chevaux :

Cabriolet de Véronique.

Char à bancs.

Madeleine-Bastille.

Tilburys et tonneaux.

13)  Rétrospective automobile : Motos et autos. De la Dion 1897 au dernier modèle.

14)  Modèles réduits : Avions-planeurs.

15)  Véhicules fleuris de toutes sortes.

16)  Char de la Reine de la Fête ou de la Reine des Sports et ses demoiselles d’honneur.

 

XIII. L’Arc en Ciel

Projets de cavalcade de neuf chars

 

–          Blanc : Un dauphin immaculé traîne une énorme coquille Saint-Jacques dans laquelle ont pris place des nymphes (fillettes ou jeunes filles en blanc) au long voile blanc et aux cheveux fleuris de nénuphars blancs.

–          Violet : Pergola garnie de clématites et de glycines en fleurs, avec, à l’intérieur, l’escarpolette de Véronique et de Florestant, avec costumes d’époque en  violet.

–          Indigo : Le moulin d’Alphonse Daudet, ses ailes couleur indigo et son meunier en blouse.

–          Bleu : Une caravelle le « Corsaire bleu », toutes voiles gonflées et ses marins chantant de bleu vêtus, impeccablement alignés à bâbord et à tribord.

–          Vert : Sa Majesté Lézard Ier, paresseux et allongé, sommeilles et flemmarde sur un rocher vert, moussu, entouré de nains de la montagne, à bonnet vert.

–          Jaune : Char des petits Nippons : jaunes sont les teints et jaunes les éventails, jaunes les fleurs de lotus au cœur d’or, jaune la pagode et jeunes les longs pantalons.

–          Orangé : D’une corbeille ou corne d’abondance renversée, s’échappe une profusion d’oranges symbolisées par des fillettes aux robes, corselets et bonnets orangés.

–          Rouge : Le rendez-vous de chasse avec ses veneurs, ses piqueurs, ses sonneurs, ses chasseurs.

–          Arc en Ciel : Chat de synthèse qui, sous les rayons éclatants du soleil, concrétise en un seul bloc ou en demi-cercle, comme l’arc en ciel, les couleurs éparses du défilé (ou énorme sphère aux sept couleurs) tournant autour d’un axe sur un fond de fleurs ou de fruits aux couleurs symboliques.

 

XIV. Le Cirque 

(Parade enfantine pouvant être adaptée aux adultes)

 

–          Les Musiciens de l’Orchestre.

Costumes uniformes avec ensemble de pipeaux ou mirlitons q’il s’agit d’enfants. Instruments de musique variés s’il s’agit d’adultes.

–          Ecuyers et Ecuyères :

–          Dompteurs et Dompteuses :

Dompteurs : costumes à veste rouge à brande-bourgs.

Ménagerie : Enfants ou adultes se tenant deux deux l’un derrière l’autre pour figurer les quatre pattes, et recouverts d’une toile représentant la peau du lion, de l’ours, du tigre, etc…

(Tartarin revenant de la chasse au lion.)

–          Danseurs. Danseuses :

Viennois et Viennoises.

Les Danseurs Basques

Les Danseurs Russes.

–          Les Jongleurs Japonais :

Avec instruments de jonglage variés.

–          Les Cow-Boys du Texas :

–          Les Clowns, M. Loyal

(avec instruments de musique improvisés et grotesques).

–          Les Chanteurs Tyroliens :

–          Les Hommes de Poids :

–          Boxe, Catch, Lutte, Judo.

–          La famille Esquimo

(en traîneau, toute blanche) et la famille négro (en voiture à âne, toute noire).

–          Les Animaux Savants :

La Chèvre Emeralde.

Le Chien Pippo.

Le Mouton à cinq pattes.

Souris blanches en cage.

Puces apprivoisées, etc…

–          Le Fakir Ala-Bibi et ses Hindoux.

–          Cartomanciennes.

–          Les Cyclistes acrobates et les motocyclistes du « Saut de la mort ».

Pour clore le défilé :

–          Le Char des Saltimbanques (opérette de Louis Gane) : Deux petites danseuses de corde, portant banderole. Les saltimbanques, cher représentant la parade du cirque Malicorne.

Suzanne et Paillasse. Lieutenant André de Lanjac. Marcon. Le Grand Pingouin. M. et Mme Malicorne.

Personnages du cirque : Danseuses en tutu, clowns, M. Loyal.

Musique de parade : Cris-appels (on chante : « C’est l’amour qui flotte. ») Pancartes :

 

Premières              Secondes                    Troisièmes                  Militaires

      2 Fr.                     1 Fr.                                      0 Fr. 50                    et enfants

                                                                                                    Demi-Place

 

XV. Les Opérettes Françaises

 

« L’opérette est une fille de l’opéra comique, une fille qui a mal tourné, mais les filles qui tournent mal ne sont pas toujours sans agrément. »

 

                                                                 Camille SAINT-SAËNS.

 

1)      Offenbach, Camille Saint-Saëns, créateur de l’opérette.

 

Figuration

Deux enfants de troupe de « La Fille du tambour major » portant la banderole Offenbach, père de l’opérette.

Char représentant l’apothéose d’Offenbach et les personnages de ses œuvres :

Les contes d’Hoffmann : Hoffmann, Olympia, Juilietta, Antonia.

Orphée aux enfers : Cupidon, Eurydice.

La Belle Hélène : Hélène, Pâris.

Les brigands et carabiniers.

La vie Parisienne : Baron de Gondremarck, Métella.

La Fille du Tambour Major : Mademoiselle de Monthabor, lieutenant Robert, Enfants de troupe.

 

2)      La Mascotte d’Audran.

 

Figuration

Deux pages portant la banderole : La Mascotte. Un char représentant l’entrée de la ferme. Château de Piombino, Laurent XVII, prince de Piombino et sa suite, seigneurs, dames.

Fiametta : sa fille et ses pages.

Prince Fritellini.

L’aubergiste mathéo.

Pippo : Berger avec ses moutons

Bettina : la rougeaude mascotte avec ses dindons.

 

3) Les Cloches de Corneville de R. Planquette.

 

Figuration

Deux petits gars normanderole.

Un char représentant la place du marché de Corneville, devant l’entrée du château.

Henri, Germaine, Serpolette, Grenicheux, Gertrude.

Le fermier Gaspard.

Le Bailli.

Le tabellion.

Un garde champêtre.

Fermiers normands et fermières, et accessoires de marché.

 

3)      Les Saltimbanques de Louis Ganne.

 

Figuration

Deux petites danseuses de corde portant banderole.

Un char représentant la parade du cirque Malicorne.

Suzanne, Paillasse, Marion, le grand Pingouin, le Lieutenant de Lanjac, M. et Mme Malicorne.

Clowns, Augustes, Dompteurs, Equilibristes, Danseuses de corde, etc.

 

4)      Fanfan la Tulipe de L. Varney

 

Figuration

Deux petits marquis Louis XV portant bannière.

Le corps des trente petits cadets du Roy conduits par un chef (tous costumés) et un tambour major. Un char représentant la tente d’un camp militaire dans la forêt. Un postillon.

Fanfan la Tulipe (le bourreau des cœurs) et ses trois admiratrices : Pimprenelle, Mme Cotonnet, Mme de la Pacaudière, toutes trois sous déguisements militaires.

Jolies cantinières.

 

5)      Le Petit Duc de Lecocq

 

Figuration

Deux pages portant bannière.

A cheval : Le petit Duc et ses écuyers.

Un char représentant intérieur de couvent avec les pensionnaires de la leçon de solfège (et en particulier Blanche, Duchesse de Parthenay).

A l’arrière : Mousquetaires.

 

6)      Le Voyage en Chine de R. Bazin.

« La Chine est un pays charmant, qui vous plaira assurément. »

 

Figuration

Deux matelots portant banderole. Un char représentant le pont d’un bateau. Henri de Quermozan Capitaine, le pilote, Pompery, Martial, Alidor, marins, mousses et matelots.

 

7)      Véronique de A. Messager.

 

Figuration

Deux fillettes en petites Mimi-Pinson, portant banderole.

A dos d’âne, Véronique à ses côtés Florestant. Un char représentant un coin des jardins du restaurant du Tournebride à Romainville.

Un chasseur du Tournebride et un postillon.

Sur l’escarpolette : Agathe Coquenard.

Sous la tonnelle : Hermerance de Cjamp d’Azur et ses amis.

Clients, clientes, officiers de hussards.

 

8)      Ciboulette de Reynaldo Hahn

 

Figuration

Deux petits jardiniers portant une banderole. Une charrette de maraîchers conduite par le Père Grenu. Antonin de Mourmelon et Ciboulette.

Une voiture conduite par un officier de hussards.

Zénobie, Métra, Duparquet et de Massa, Baronne Sterlotte, Comtesse de Castiglione, Marquise de Presles.

Tous en costume 1900.

 

9)      La Cocarde de Mimi Pinson : Opérette de guerre.

 

Figuration

Deux petites Alsaciennes portant banderole. Un char représentant l’entrée d’un hôpital du front.

Lieutenant Jean et son ordonnance La Mazette, officier gestionnaire, Marie-Louise de Zoé, infirmières.

Poilus convalescents : toutes les armées sont représentées : aviateurs, zouaves, chasseurs à pied, fantassins, artilleurs, etc…

L’Alsace.

La Lorraine.

 

10)  Le Roi des Resquilleurs : Opérette cinématographique.

Figuration

Deux petits chasseurs portant banderole. Char représentant tonnelle d’un cabaret de banlieue.

Bouboule chanteur de rue et son accordéoniste.

Arlette et Lulu, jeunes filles, enfants de Paris.

Gavroches et Titis parisiens.

Consommateurs et amoureux.

 

NOTE 

Il est bon de savoir :

a)      Que cette liste d’opérettes :

1)      N’est pas limitative.

2)      A été choisie afin que chaque compositeur connu et coté soit représenté par une reproduction typique de son œuvre.

3)      Se situe dans le temps, dans la seconde moitié du XIXe siècle (temps béni de l’opérette) et le début du XXe.

4)      Elimine les opérettes légères.

b)      Qu’un défilé évoquant des opérettes françaises doit obligatoirement s’accompagner de musique.

Il nous souvient d’avoir assisté à une cavalcade et ce genre, dans laquelle aucun chant, aucune musique n’accompagnait le passage de char pourtant judicieusement conçu et artistiquement présenté. Le public qui aime les bruits, les chants, les éclats de rire, la musique claironnante et joyeuse, la vie des défilés spectaculaires, était figée et ne réagissait pas. C’est un écueil à éviter.

 

1)      Des musiques locales disséminées dans le défilé couperont de leurs accents vibrants et joyeux le passage de chars.

2)      Dans chacun d’eux, un petit orchestre ou un groupe de chanteurs, ou un jazz, ou un ensemble musical, ou plus modestement un accordéon, jouera un ou plusieurs airs connus de l’opérette figurée. Cela est essentiel.

 

Voici d’ailleurs quelques autres idées directrices émanant d’organisateurs de telles manifestations :

 

1)      Images de l’Union Française.

2)      Imagerie d’Epinal (scène d’histoire ou de légende).

3)      Défense de la France (des guerriers gaulois aux motorisés actuels).

4)      Les Ages de la Vie.

5)      Les cinq parties du Monde.

6)      La Mode à travers les âges :

Modes masculines et féminines, cent ans de mode masculine et féminine. Cortège historique facile à réaliser et dont la succession chronologique conditionne automatiquement l’ordre du défilé. Tous les sujets de ce genre peuvent être représentés, depuis la toge romaine jusqu’à la mode actuelle, en passant par l’accoutrement de la châtelaine du Moyen Age, des seigneurs du Grand Siècle, les modes révolutionnaires, celles du XIXe siècle, celles de 1900 et la variété des modes qui, de nos jours, ont marqué une époque. On peut employer pour faire ces costumes du papier crépon, ce qui limite les frais, en utilisant le talent des couturières locales.

 

Voici donc des centaines de spectateurs attirés par les échos joyeux d’une musique entraînante qui se sont pressés en vagues mouvantes ou en grappes bruyantes, le long du parcours soigneusement délimité de ce défilé. Les bravos ont crépité, enthousiastes et nourris, et une population entière a été, spontanément entraînée dans ce sillage de gaîté et de jeunesse. C’est donc une foule joyeuse qui déroule ses vibrants remous vers l’entrée de la prairie, décorée de drapeaux, d’oriflammes et de banderoles où va se tenir la fête de plein air. Un  haut-parleur l’annonce déjà. Pour décongestionner la poussée involontairement brutale de cette foule vers les guichets distributeurs, des vendeurs de billets d’entrée aident à la vente. Un service d’ordre à la fois sévère et bon enfant contient et canalise les ardeurs juvéniles de tout ce monde, et la pelouse ensoleillée se meuble allégrement de tous ces hôtes d’un jour, réunis là sous le signe de la joie et du plaisir.

Maintenant, place aux jeux, au sport, au hasard, à la chance, aux plaisirs simples, aux rires faciles, aux divertissements sains.

Le but initial des organisateurs est atteint. Nombreuses sont les entrées, respectables sera la recette. Nous allons voir maintenant comment retenir, distraire cette assistance sympathique.

Nous voici donc devant l’entrée de la prairie. Grâce à une décoration appropriée, cette entrée doit être une réclame vivante et tentante pour la fête qui se prépare. Quelques détails techniques se rapportant aux entrées :

1)      Les entrées étant payantes, il y a lieu de faire une déclaration au fisc (voir chapitre jurisprudence).

2)      Pour les fournitures de tickets d’entrée, on peut s’adresser soit à un imprimeur, soit à une maison spécialisée (voir nos publicités).

3)      Entrée gratuite pour les enfants.

 

GARAGE DE VELOS 

Il faut prévoir un garage de vélos à l’entrée de la kermesse. On choisira un endroit ombragé ou un endroit ombragé ou un bâtiment où les visiteurs auront la possibilité de garer leurs vélos et de les garantir contre le vol. Pour le contrôle on utilisera des carnets à trois parties et vice versa. La première pour le propriétaire, la seconde portant le même numéro sera placée dans les rayons de la roue avant, la troisième servant de souche, avec, au besoin, les noms du propriétaire. Les vélos seront rangés par dix, suivant un ordre bien connu des tenanciers, de façon à les retrouver facilement. Un contrôle sévère devra être fait à la sortie. On peut également envisager des cours de fermes pour les autos et autres véhicules, ainsi que des endroits ombragés pour les chevaux. Indiquer ces emplacements par des flèches.


II. – ORGANISATION DU SPECTACLE 

Pour permettre les évolutions artistiques ou acrobatiques prévues au programme et afin que tous les spectateurs puissent jouir d’une vue excellente, il faut prévoir :

 

Une scène : C’est une tribune de fortune avec rambardes aux dimensions variables, selon les matériaux dont on dispose (6 m. x 4 m.), elle sera ouverte sur les quatre faces et montée au centre du terrain, sur trois de ses faces, si elle occupe un coin de la place, ou mieux le milieu d’un des côtés le plus favorable à la vue du public. Dans ce dernier cas (les quatre angles du podium étant toujours maintenus par quatre mâts verticaux portant drapeaux et oriflammes) le fond sera constitué par une toile (rideaux ou bâches) s’ouvrant pour permettre le passage successif des interprètes (prévoir à l’arrière, coulisses et escabeau de montée). Le podium peut être constitué par des poutres prêtées par un artisan local, disposées sur des tréteaux ou des fûts renversés, de tailles égales. La scène permet l’évolution de groupes peu nombreux dans des productions spectaculaires, à caractère scénique limité : représentations théâtrales ou séances de cinéma de plein air, l’écran étant fixé sur la toile de fond, danses anciennes et provinciales, danses modernes et ballets, exercices athlétiques ou acrobatie, pyramides, boxe, assauts d’escrime, poids et altères, etc…, numéros de music-hall, scènes mimées, concert, chœurs, guignol, radio crochet, etc…

Il est enfin nécessaire de prévoir pour les fêtes de nuits, où ces numéros peuvent être également présentés, un éclairage latéral ou axial, ainsi qu’une installation de projecteurs qui souligneront de leur lumière crue les gestes des athlètes, artistes ou acteurs.

 

2° La Piste d’Evolution : Qu’elle soit située dans un parc, une cour, une place ou une pelouse, cette piste devant recevoir les athlètes (écoliers ou adultes) qui évolueront avec des mouvements gymniques gracieux ou disputeront les compétitions sportives, doit être exactement et soigneusement délimitée. La pelouse avec son terrain souple, sa couleur verdoyante, ses possibilités de mouvements au sol, aurait nos préférences.

Le pourtour de la piste (piste carrée ou quadrangulaire) sera limité soit par des cordages, soit par une bordure de lattes ou plus simplement par un trait tracé à la chaux ; soit enfin si l’on est à court de matériel, par un barrage humain composé d’enfants ou de jeunes gens costumés, assis ou debout, ne prenant pas part aux exercices et assurant ainsi la police de la fête.

Les traces intérieures à la chaux ou à la sciure (damiers s’il s’agit de mouvements sur place, chaque exécutant se plaçant à chaque intersection de lignes : figuration d’un terrain sportif) auront été préalablement exécutées, afin de ne rien laisser à l’imprévu.

 

Nous classerons ainsi les différents exercices dont une piste ainsi limitée et aménagée permet le déroulement :

 

–          Leçon Type d’éducation physique avec ses diverses séries de mouvements et ses grands jeux.

–          Rondes chantées : évolutions enfantines, danses gymniques ou acrobatiques, farandoles (avec leurs accessoires : arceaux, cerceaux, voiles, écharpes, ruban, etc…).

–          Mouvements d’ensemble (garçons ou filles, ou mixte) exécutés sur place sur quatre faces, avec accompagnement musical (et s’il y a lieu, leurs accessoires : drapeaux, bâtons, etc…).

–          Compétitions sportives sur terrain à dimensions limitées : basket-ball, ping-pong (un challenge peut être mis en compétition entre plusieurs équipes, afin d’augmenter l’intérêt de la manifestation.

–          Exercices athlétiques avec agrès exigeant un grand espace : barre fixe, parallèles, mât horizontal, cheval d’arçon, pyramides.

–          Courses plates : sauts, relais.

–          Courses humoristiques : sacs valises, barriques, grenouilles, œufs, cloche pied, garçons de café, trésor, lenteur en vélo, jeu de baquet, etc…

–          Jeux avec pions vivants qui se déplacent au coup de sifflet : dames, échecs, ou évocation vivante de scènes allégoriques, de faits historiques (arbre de la liberté) de figurations symboliques (les trois couleurs du drapeau).

–          Courses à l’extérieur : pédestres ou cyclo-pédestres ou cross-country avec arrivée en plusieurs tours de piste dans l’enceinte de la fête, à une heure déterminée (fin de l’après-midi).

 

Si la configuration de la place permet le stationnement du public dans une partie élevée ou inclinée offrant une vue plongeante sur la piste d’évolutions, l’intérêt spectaculaire de la présentation en sera considérablement accru. Enfin pour permettre aux spectateurs de suivre et de comprendre, un haut-parleur commentera les différents exercices présentés.

 

3°- Le Programme : Toute latitude est évidemment laissée aux organisateurs d’une fête de plein air dans le choix de l’aménagement du programme scénique de l’après-midi. La mise au point de ce dernier dépend de l’importance de la localité et, par conséquent, du nombre des participants, du caractère de la fête et de son but, de l’espace, des moyens et du budget dont on dispose ; enfin du goût du public à qui la fête est destinée.

Créer une unité, une concordance de présentation entre le défilé et le spectacle, et la kermesse, ce triple visage de la manifestation suivant une seule idée, est évidemment un idéal qui donne à la fête un cachet artistique et spectaculaire indéniable.

 

Exemple : Je suppose que dans le cadre des chansons populaires françaises, nous choisissions «  Meunier tu dors ». le défilé comportera un groupe de meuniers et de meunières accompagnant l’habituel petit âne enfariné, ou bien un char avec son moulin à ailes, au pied duquel dort et ronfle le meunier classique ; tandis qu’une bruyante compagnie en vieux costumes chante pour le réveiller.

 

Sur la piste nous voyons fort bien une ronde joyeuse et tourbillonnante, interprétant la traditionnelle chanson avec mouvements et évolutions appropriés.

 

Enfin, un comptoir de la fête à l’enseigne «Au Vieux Moulin », offrira au public gourmand : gâteaux, brioches ou crêpes confectionnées – du moins théoriquement – avec la farine blanche du moulin, pendant que le «petit âne roux » portera sur son dos, autour de la place, son chargement de petits voyageurs payants, avides d’émotions équestres.

 

C’est évidemment là un idéal rarement réalisé, qui exige imagination, ingéniosité, travail et savoir-faire de la part du comité organisateur.

 

Plus simplement, dans la réalité, la fête offrira au public ses trois visages aux aspects divers et variés, et cela n’en contribuera pas moins à sa réussite, conditionnée essentiellement par le dévouement de ses promoteurs, le zèle de ses participants, la générosité de son public. Si les évolutions de l’après-midi comportent l’utilisation de la scène et de la piste, il est préférable d’épuiser l’emploi de l’un avant celui de l’autre. Enfin, s’il nous fallait établir un programme horaire type, nous adopterions la succession rationnelle suivante des différentes parties de ce programme :

14 h.-15 h.       :  Mouvements, évolutions danses (podium ou piste). Entr’acte d’une demi-

    heure.

 

15 h. 30 – 16 h. : Exercices aux agrès ou courses de toutes sortes (piste). Entr’acte une demi-

    heure.

 

16 h. 30 – 17 h. : Compétition ou match (piste). Entr’acte une demi-heure.

 

17 h. 30 – 18 h. : Concert vocal (chœurs) ou instrumental (fanfare, clique ou harmonie –

     podium).

 

Les entr’actes sont nécessaires. Ils permettent au public de se délasser, de circuler dans l’enceinte de la fête, de visiter les stands, de tenter sa chance aux jeux et loteries, de se rafraîchir, en un mot de participer par ses achats aux succès financier de l’œuvre. On peut évidemment épuiser l’attrait scénique du programme sans arrêts ni entr’actes et terminer plus tôt pour laisser aux spectateurs plus de loisirs et de temps. Mais est-on bien sûr que ce même public ne pensera pas au retour dès que l’intérêt du spectacle pour lequel il s’est déplacé aura été épuisé ? Nous préférons, pour notre part, échelonner l’horaire du programme sur tout l’après-midi, en coupant par des entr’actes les diverses productions.

 

Ainsi donc le succès moral de la fête aura été atteint, il s’agit maintenant d’en assurer le succès financier qui est, somme toute, la raison d’être de cette manifestation. Dans ce but, nous allons étudier l’installation des comptoirs, stands, bars, jeux et attractions diverses destinés à créer cette atmosphère bruyante et joyeuse de kermesse, où le spectateur, le public, devient lui-même acteur enthousiasme et bon vivant dont le cœur vibre à l’unisson de sa générosité.

 

4° la Kermesse : la kermesse est une fête populaire qui doit être de bonne tenue et de bon goût et placée sous le signe d’une franche gaîté. Elle doit toujours être originale si possible artistique, mais jamais ridicule. Le public attend toujours de ces festivités locales une saine distraction. Elle demande une longue préparation sur laquelle nous insisterons. Son succès dépendra surtout du choix heureux des distractions et aussi de la qualité et de l’harmonie de la décoration qui devra toujours être artistique.

 

Nous allons donc étudier son déroulement sous les  aspects suivants :

  1. Les stands.
  2. généralités sur la tenue des stands.

 

  1. LES STANDS 

Le matériel et sa disposition 

La présentation idéale des comptoirs et des stands est la disposition en fer à cheval, le fond étant occupé par les bars populaires ou de dégustation et la piste de danse ; et les deux côtés rectilignes ou incurvés par les comptoirs eux-mêmes et les attractions. Précisions, pour conserver une symétrie agréable à l’œil : comptoirs d’un côté, attractions de l’autre, bars au fond. Ceci n’est évidemment pas une règle absolue, mais une indication que l’on adaptera selon le lieu et les circonstances. De cette façon, la partie centrale de la place, réservée aux évolutions spectaculaires dont il a été parlé au chapitre précédent, est judicieusement encadré et tout concourt à la présentation artistique d’une manifestation d’art et de bon goût qui forme par elle-même un tout harmonieux et plaisant. 

Page 78 (schéma) 

Pour faciliter le contrôle, on installera une seule entrée-sortie et une disposition des stands en fer à cheval qui permet une visite circulaire des attractions et retour au point de départ, d’où l’on peut partir à nouveau. Dans le schéma on remarquera que la place laissée au public entre la piste d’évolutions et la fête foraine, est intentionnellement réduite, sans être cependant restreinte à l’extrême, cela permet aux spectateurs pendant les entr’actes d’être immédiatement « à pied d’œuvre » pour la visite des comptoirs, et leur participation active à la vie financière de la fête. Enfin, cette disposition (matérielle) montée aux limites du terrain permet aussi de dissimuler à l’arrière des attractions tous les accessoires gênants, tels que : caisses, boîtes, paniers, bouteilles, fourneau à crêpes, etc…, l’envers du décor… et de sauvegarder l’esthétique du cadre de la manifestation.

 

Le montage des stands et comptoirs peu se faire soit isolément, soit collectivement, en ligne. Le comptoir isolé, ouvert sur plusieurs côté, a nos préférences ; Il offre une variété de présentation qui a son intérêt et son charme. Comptoirs carrés, quadrangulaire, hexagonaux, circulaires, ou semi-circulaires, rompent la monotonie d’une présentation rectiligne et uniforme. Une telle présentation exige un matériel abondant, coûteux, assez fragile et un emplacement spacieux. L’armature d’un stand formé de tubes métalliques creux et légers, s’emboîtant les uns dans les autres à la façon d’une canne à pêche, serait évidemment l’idéal.

 

Le matériel peut être prêté par des artisans locaux, et il comprendra des tréteaux dont il sera nécessaire de consolider la mise en place et des planches ou tables pleines ou à claire-voie, sur lesquelles une étoffe sera disposée. Il sera nécessaire de prévoir une couverture protégeant du soleil ou de la pluie, formée soit de verdure, soit de branchages (tiges de genêt par exemple), soit d’une bâche ou simple toile. Les maisons spécialisées louent à la journée ou à la surface des bâches ou des toiles d’entourage.

 

Si l’on adopte le montage de stands en ligne, l’armature en sera constituée par un montage de chevrons de trois à quatre mètres de portée, formant travée autonome pouvant s’accoler les une aux autres, selon un plan conçu à l’avance ; et permettra l’aménagement des comptoirs divers. Ces comptoirs composés selon leur importance, d’une, deux ou trois travées, ne seront évidemment accessibles au public qu’en façade seulement. Des tables, des escabeaux, étagères au besoin, seront prévus pour les occupants de chaque comptoir et la présentation de leurs articles. Ce matériel auquel s’ajoutent des ustensiles de toutes sortes : vaisselle, caisse, etc…, est le plus souvent prêtée ou loué. Une excellente précaution à prendre pour le responsable d’un stand est de faire l’inventaire du matériel de ce stand dès sa prise de possession, afin que la restitution en soit facilitée aussitôt la fête terminée.

 

Des entreprises spécialisées dans la fourniture de matériel d’installation de stands, comptoirs, scènes, pistes de bois, gradins, entourages, peuvent utilement guider de leurs conseils les organisateurs des fêtes de plein air. Leur matériel conçu pour tous genres d’installation et sur tous terrains, sera d’une utilité certaine.

 

 

  1. GENERALITES SUR LA TENUE DES STANDS 

Il convient d’abord de poser les deux principes généraux suivants. : 

1° La tenue d’un stand ne s’improvise pas.

2° Le responsable d’un stand doit se considérer en service command dont il a pris bénévolement la charge.

 

Le directeur général de la fête ayant établi la liste et le plan de ses comptoirs, sollicité et obtenu les bonne volontés nécessaires au fonctionnement de chacun d’eux, acheté ou loué le matériel, les objets, denrées ou marchands, initié préalablement chaque responsable au fonctionnement de son stand, ceci afin d’éviter toute improvisation et tout tâtonnement de dernière heure. Ce n’est pas au dernier moment qu’il convient de prendre contact avec chaque tenancier de stand, encore moins faut-il laisser ce dernier sans instructions préalables, en faisant confiance à son esprit d’initiative.

 

Il nous a été donné d’assister à des kermesses où aucune explication n’ayant été donnée aux responsables des stands, ceux-ci distribuaient aux gagnants d’une loterie par exemple, en premier lieu et sans avoir établi de moyenne, les plus beaux lots. Peu à peu, l’étalage se vidait de ses richesses et la clientèle occasionnelle désertait rapidement un  comptoir qui n’offrait plus aux chalands que des objets de valeur minime. La caisse du stand réservait la pénible surprise d’une perte à peu près certaine ou, tout au moins, d’un bénéfice ridiculement modique en égard au chiffre d’affaires réalisé. Enfin le responsable d’un stand sera toujours une grande personne, qui pourra évidemment s’adjoindre des plus jeunes ; en aucun cas, la direction d’un stand en sera confiée à de trop jeunes, à qui le sens de la responsabilité échappe parfois. Donc, étude concertée et mise au point à l’avance du fonctionnement d’un comptoir entre le directeur général de la fête et le responsable choisi. Une maison spécialisée dans la fourniture et l’achalnds peut initier le Président et le tenancier du comptoir, et faciliter leur tâche.

 

Remarquons aussi que la présentation des marchandises et des objets joue un rôle essentiel par l’attrait qu’il exerce sur la clientèle. Un stand qui ressemblerait à un étalage de la foire aux puces serait sans intérêt. Le contenu des caisses doit être déballé en entier de façon à faire l’étalage le plus copieux, le plus varié possible, agréablement présenté et judicieusement mis en valeur (n’oublions pas que les fournisseurs spécialisés reprennent généralement les invendus). La tentation des plus beaux lots placés en évidence doit être permanente. De plus, les règles d’acquisition des objets (loteries ou jeux) doivent être brièvement et clairement rédigées sur un carton placé au centre du comptoir, de façon très lisible et très apparente. Que dire aussi de la réclame verbale, et si possible pittoresque, vivante, bruyante, présentée par les vendeurs aux coiffures excentriques et aux masques hilares. Le chiffre des recettes n’est-il pas souvent fonction du dynamisme de ses artisans. 

La décoration des stands a été traitée à la page 27. »

Livre Edmond Fillon